Le site préhistorique de Stonehenge constitue un exemple emblématique des premières constructions à poteaux et linteaux. Dans ce système, les poteaux sont les éléments verticaux — ici, les mégalithes dressés — qui soutiennent les linteaux, c'est-à-dire les pierres posées horizontalement entre eux. Cette technique fondamentale, consistant à faire reposer une charge horizontale sur des supports verticaux, reste largement employée dans la construction moderne.
Histoire
Le principe du poteau et du linteau remonte à l'époque néolithique. Il a constitué le cœur de l'architecture de la Grèce antique et de l'Égypte ancienne : le célèbre Parthénon athénien en est une illustration remarquable. Les Romains ont ensuite découvert l'arc, une innovation capable de supporter des charges bien plus importantes, qui a rendu possible l'édification de monuments colossaux tels que le Colisée.
Inconvénients
Selon le site Modern Lingo, le principal défaut de la construction à poteaux et linteaux « réside dans le poids limité qu'elle peut porter ainsi que dans la faible distance exigée entre les poteaux », comme le montre le Parthénon grec. Dans la construction contemporaine, cette limite apparaît clairement lors du montage de l'ossature d'une maison : les poteaux, mieux connus sous le nom de « montants », doivent être multipliés pour répartir correctement les charges.
Matériaux
Autrefois, les bâtisseurs utilisaient principalement la pierre, le bois et la maçonnerie. Aujourd'hui, les matériaux les plus performants sont le fer, l'acier et le béton armé. Comme le souligne l'Encyclopædia Britannica, les linteaux comme les poteaux doivent supporter de lourdes charges sans se rompre, se fléchir ni se tordre. Le fer et l'acier offrent les meilleures performances pour les linteaux, désormais désignés par les termes « poutres » ou « lisses hautes ».
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007032411.html
