Bien qu'elles offrent au printemps de magnifiques grappes de fleurs allant du lavande au bleu-violet, deux espèces de glycines asiatiques (Wisteria sinensis et W. floribunda) représentent une menace réelle pour la vitalité des arbres du sud-est des États-Unis. Ces lianes à croissance rapide recherchent constamment la lumière du soleil, aussi bien dans les jardins que lorsqu'elles s'échappent des cultures pour envahir les boisements indigènes. Le chêne vert (Quercus virginiana), à croissance lente, peut se retrouver désavantagé s'il entre en concurrence pour les mêmes ressources avec une glycine de Chine ou du Japon particulièrement vigoureuse plantée à proximité.
Zone géographique concernée
Le chêne vert est originaire des régions aux hivers les plus doux de la plaine côtière du sud-est américain, de la Virginie à la Floride et jusqu'à l'est du Texas. On le cultive dans les zones de rusticité 8 à 11 du département américain de l'Agriculture (USDA). Les glycines de Chine et du Japon prospèrent quant à elles dans les régions aux hivers froids, c'est-à-dire les zones 5 à 9. Les problèmes de concurrence et les dommages causés par les lianes de glycine aux chênes verts sont donc plus fréquents et plus préoccupants dans les zones 8 et 9.
Un problème de croissance
Le rythme de croissance du chêne vert paraît bien modeste face à celui des glycines du Japon et de Chine. Tandis que le chêne s'élève lentement en déployant ses branches, les tiges voraces de la glycine, équipées de vrilles accrocheuses, grimpent sur tout ce qui se trouve sur leur chemin vers la lumière. Une liane de glycine peut recouvrir intégralement toute plante de moins de 9 mètres de hauteur, et la glycine de Chine peut culminer entre 24 et 27 mètres. Bien que ces lianes n'étouffent ni n'empoisonnent les végétaux qu'elles recouvrent, leur feuillage prive la plante située en dessous de la lumière solaire, réduisant ainsi efficacement la photosynthèse et l'affaiblissant progressivement.
Effets sur le chêne vert
Il est essentiel de maintenir les glycines du Japon et de Chine à distance des houppiers feuillus des chênes verts. Si le chêne est jeune et de petite taille, soit moins de 9 mètres, attendez-vous à ce que la liane le grimpe et lui coupe tout accès au soleil. Après deux ans de recouvrement, le chêne vert subit une perte de feuillage, une croissance inégale des extrémités des branches exposées à la lumière, un dépérissement important des branches, voire la mort de l'arbre s'il est simultanément affaibli par la sécheresse ou une autre maladie.
Le cas des grands arbres
Sur les chênes verts âgés, grands ou à large étalement, la taille même du houppier peut procurer une ombre suffisamment dense pour limiter l'installation ou la propagation des lianes de glycine en dessous. Cela n'empêche toutefois pas la glycine de continuer à grimper sur les branches basses du houppier. Plutôt que de tuer l'arbre, un feuillage dense de glycine peut dénuder et faire mourir les branches inférieures, tandis que la partie supérieure du houppier, baignée de soleil, poursuit sa croissance sans être affectée. Le meilleur conseil reste d'éliminer les lianes de glycine — surtout la glycine de Chine, qui monte plus haut — de toutes les branches d'un grand chêne vert afin de préserver sa vitalité, plutôt que de laisser la liane prendre l'avantage.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/groundcovers-vines/1007100867.html
