Les clôtures décoratives ou ajourées peuvent être installées pratiquement n'importe où sur une propriété, à condition de respecter les restrictions de hauteur. En revanche, les clôtures classiques sont généralement implantées en fonction de la limite de propriété ou de la marge de recul. La plupart des municipalités imposent des règlements sur les clôtures : elles encadrent la hauteur et l'emplacement, et parfois même l'apparence et l'entretien. Ces règlements s'appuient typiquement sur la notion de marges de recul et de limites de propriété.
Règlements applicables aux clôtures
La plupart des codes locaux prévoient des hauteurs différentes selon qu'il s'agit d'une clôture de cour arrière, de cour latérale ou de cour avant. Des variations peuvent exister d'une zone résidentielle à l'autre. Il existe généralement aussi une servitude réservée aux services municipaux : la limite de propriété n'est donc pas adjacente à la rue, mais reculée pour laisser place à cette servitude. Les terrains situés à une intersection ou donnant sur une ruelle doivent en outre garantir la visibilité : les codes définissent un triangle de visibilité que la clôture doit respecter.
Implanter la clôture sur la limite de propriété
Veillez à ce que la clôture suive fidèlement la limite de propriété, sans empiéter sur le terrain voisin. Repérez les bornes ou repères aux coins du lot, puis tracez une ligne les reliant. Un plan d'arpentage s'avère très utile, tout comme le recours à un arpenteur-géomètre pour vérifier avec certitude l'emplacement de la limite. Un terrain d'angle, là où deux rues se croisent, exige quant à lui une attention particulière lors de l'implantation.
Le cas particulier des terrains d'angle
Pour les terrains d'angle, un règlement impose généralement de maintenir une vue dégagée pour les piétons et les véhicules. Mesuré sur une certaine distance dans chaque direction à partir du coin de rue, le fameux « triangle de visibilité » doit rester exempt de tout élément suffisamment haut pour obstruer la vision d'un automobiliste ou d'un piéton. Cette restriction vaut aussi pour les végétaux : plantes et haies doivent demeurer sous la hauteur maximale autorisée. Sur un terrain d'angle, les deux façades donnant sur rue sont considérées comme faisant partie de la cour avant.
Et le bord de la maison ?
La hauteur des clôtures de cour avant est limitée pour des raisons de sécurité, d'esthétique et de convivialité sociale. Les règlements définissent précisément ce qui constitue la cour avant. Par exemple, ils peuvent la définir comme la distance comprise entre la limite de propriété avant et le mur de bâtiment le plus proche, ou la ligne de recul avant, selon celle des deux qui est la plus courte. Concrètement, une clôture plus haute peut débuter au niveau du mur de la maison et traverser toute la cour. Bien que visible depuis la rue, cette clôture n'est pas juridiquement considérée comme une clôture de cour avant.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089719.html
