Planter un thuya sur une pente raide : quelles solutions choisir ?
Planter sur une forte pente peut s'avérer particulièrement difficile. Si l'inclinaison dépasse 25 degrés, vous aurez certainement besoin d'un soutien supplémentaire et de structures en terrasses pour aplanir la zone de plantation. L'objectif est double : permettre à l'eau de pluie de pénétrer dans la zone racinaire de l'arbre et éviter qu'elle ne ruisselle le long de la pente en emportant la terre. Selon la raideur et la complexité du chantier, il peut même être nécessaire de faire appel à un ingénieur ou à un architecte paysagiste.
Si la pente est inférieure à 25 degrés, il suffit généralement d'aménager le sol de manière à ce qu'il affleure le haut de la motte racinaire. Le thuya appréciant un sol bien drainé, c'est par ailleurs un excellent choix d'arbre pour une plantation en pente.
Le bois traité
Créez une zone en terrasse en construisant un mur de soutènement avec des traverses paysagères traitées. Le bois traité sous pression peut durer jusqu'à 40 ans sans se détériorer. Vous pouvez utiliser des traverses conçues spécifiquement à cet effet ou récupérer d'anciennes traverses de chemin de fer. Le bois constitue généralement la solution la plus économique.
Le mur doit être au moins deux fois plus large que la largeur adulte du thuya, tandis que sa hauteur dépend du degré d'inclinaison de la pente. À maturité, les thuyas peuvent mesurer de 1,20 mètre à 4,50 mètres de large : anticipez leur développement dès la conception.
Les murs en blocs de béton
Parfois appelés murs « keystone », ils sont réalisés avec des blocs de béton manufacturés uniformes, conçus pour s'emboîter et former un mur relativement facilement. De nombreux styles existent, dont plusieurs imitant avec succès l'aspect de la pierre naturelle.
Les murs en pierres des champs
Semblables aux murs en blocs, les murs en pierres des champs font d'excellents murs de soutènement. Ils peuvent être construits à sec ou avec du mortier. Attention toutefois : un mur de pierre solide exige un certain savoir-faire pour être correctement édifié, ainsi que des fondations adaptées pour garantir sa stabilité dans le temps. Le prix de la pierre des champs varie considérablement selon ce qui est disponible localement.
La brique
Un mur en brique requiert généralement l'intervention d'un maçon professionnel, mais vous pouvez le réaliser vous-même si vous maîtrisez les techniques de pose. Il arrive d'ailleurs que l'on trouve d'anciennes briques à prix réduit sur des chantiers de démolition. Ce type de mur confère à l'aménagement un aspect plus formel et structuré.
Les gros rochers
Une approche moins coûteuse que les murs de soutènement consiste à créer un affleurement de rochers ou de grosses pierres afin d'ajuster les niveaux de terre et de former des zones de plantation planes. Les rochers contribuent également à ralentir l'écoulement de l'eau et à prévenir l'érosion. Pour un rendu naturel, mélangez plusieurs tailles de pierres. Veillez à les enfoncer dans la pente sur au moins la moitié de leur hauteur, faute de quoi ils risquent de rouler vers le bas.
La butte de terre
Vous pouvez enfin construire une butte de terre ne dépassant pas 30 centimètres de haut pour prévenir l'érosion autour de la zone de plantation. Au besoin, stabilisez-la avec un filet en plastique fixé à l'aide d'agrafes. La butte peut aussi être plantée de couvre-sol, dont les racines aideront à la maintenir en place.
Cette solution présente toutefois une limite : si votre sol est sableux et meuble, la butte risque de s'affaisser rapidement. Les sols argileux, plus compacts, se prêtent quant à eux parfaitement à cette technique.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089701.html
