De plus en plus présents dans les villes et les banlieues à travers le pays, les coyotes suscitent l'inquiétude des propriétaires qui cherchent à protéger leur jardin. Mais la hauteur nécessaire pour une clôture anti-coyotes dépend souvent davantage des règlements d'urbanisme locaux que des capacités de saut de Canis latrans. De nombreuses municipalités limitent la hauteur des clôtures à 1,80 mètre (6 pieds), or les coyotes sont capables de franchir de telles barrières, sauf si elles sont surmontées de barbelés ou d'autres dispositifs anti-intrusion.
Comment les coyotes franchissent-ils les clôtures ?
Contrairement à une idée reçue, les coyotes ne bondissent généralement pas par-dessus les hautes clôtures d'un seul saut. Selon la Division des pêches et de la faune du Massachusetts, ils s'agrippent au sommet avec leurs pattes avant avant de basculer leurs pattes arrière de l'autre côté. Certains témoignages rapportent même qu'un coyote aurait « grimpé » une clôture grillagée de plus de 4 mètres de haut. Excellents creuseurs, ils peuvent également passer sous les barrières : il est donc indispensable d'installer une protection enterrée à la base de la clôture. Enfin, évitez d'empiler du bois, des débris de jardin ou tout autre matériau à proximité, car ces éléments offrent aux coyotes un point d'appui précieux pour escalader.
Les dispositifs dissuasifs à installer en haut de clôture
Pour rendre le franchissement difficile, plusieurs solutions efficaces existent :
- Tuyaux PVC rotatifs : fixés sur un câble tendu le long du sommet de la clôture, ils tournent sous la pression des pattes de l'animal, l'empêchant de prendre appui.
- Fil électrique basse tension : déjà utilisé pour les clôtures d'élevage en zone rurale, il administre une décharge légère mais suffisamment dissuasive.
- Extensions inclinées vers l'extérieur : munies de rangées de fil barbelé, elles découragent efficacement toute tentative d'escalade.
Un membre de la famille des canidés
Le coyote est apparenté au loup, au chien domestique et au chacal. Comme tous les canidés peuvent se croiser entre eux, certains individus hybrides existent : on parle de « coydogs » (croisement chien-coyote) et de « coywolves » (croisement loup-coyote). Le New York Times rapporte que certains chercheurs estiment que les grands coyotes du nord-est des États-Unis seraient en réalité des hybrides de loup. Tandis que les coyotes du désert de l'Ouest pèsent parfois à peine 9 kilos, leurs cousins de l'Est atteignent environ 18 kilos.
Le régime alimentaire du coyote
Opportuniste, le coyote s'adapte à toutes les sources de nourriture disponibles dans son habitat : bétail, déchets ménagers, productions potagères et même petits animaux domestiques. À l'état sauvage, son menu se compose principalement de souris, de lapins, d'écureuils terrestres, d'autres petits rongeurs, d'insectes ainsi que de fruits et de baies sauvages. Dans le Sud-Ouest américain, il consomme même des reptiles.
Une expansion territoriale remarquable
Le coyote s'est adapté à des environnements très variés : déserts du Sud-Ouest, montagnes du Colorado, mais aussi grandes métropoles comme Denver, Détroit, La Nouvelle-Orléans, New York et Washington. À Chicago et dans ses banlieues, les chercheurs ont pu suivre environ 2 000 coyotes, preuve de leur étonnante capacité d'adaptation à la vie urbaine.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089535.html
