Les toits plats présentent des avantages et des inconvénients, et nécessitent des matériaux de couverture bien choisis afin d'éviter les problèmes à long terme. D'un côté, plus le toit est plat, plus sa construction est simple. De l'autre, plus il est plat, plus le risque de fuites augmente. Pour les travaux sur toits plats, les propriétaires comme les professionnels se tournent généralement vers deux types de matériaux : la membrane auto-adhésive (peel and stick) ou la membrane en rouleau. L'ampleur du chantier et l'expérience de l'installateur déterminent souvent quel matériau sera utilisé.
La membrane auto-adhésive
La membrane auto-adhésive se présente sous forme de rouleaux dont la largeur varie d'environ 30 centimètres à 1,80 mètre. Elle est disponible avec un revêtement en asphalte ou en aluminium. Sa face inférieure est caoutchoutée et recouverte d'un adhésif. Étant donné que ce matériau est fabriqué avec un support autocollant, il n'est pas nécessaire d'appliquer des colles supplémentaires ni d'utiliser un chalumeau pour la pose.
La membrane peut être appliquée directement sur le platelage en bois ou sur tout autre support, ainsi que sur une nappe de base plane. Comme aucun chalumeau, balai d'asphalte ou outil professionnel spécialisé n'est requis, la pose reste suffisamment simple pour qu'un propriétaire puisse la réaliser lui-même. C'est également un excellent choix pour les réparations ponctuelles sur les surfaces à faible pente ou totalement plates.
La membrane en rouleau
Tout comme la membrane auto-adhésive, les matériaux en rouleau constituent de bonnes options pour les toits plats et à faible pente. On distingue deux grandes catégories : l'asphalte et le bitume modifié.
La version en asphalte est composée d'une seule couche d'asphalte mélangé à de la fibre de verre. Le matériau est déroulé sur un feutre de couverture puis fixé au support, tel que du contreplaqué, à l'aide de clous et de ciment d'asphalte à froid. Les jointures sont ensuite remplies de mastic d'étanchéité afin d'empêcher l'eau de s'infiltrer vers la sous-couche ou le support en bois.
Le second grand type est le bitume modifié. Ce matériau, originaire d'Europe, s'est popularisé aux États-Unis dans les années 1970. Sa mise en œuvre exige l'utilisation d'un chalumeau pour chauffer l'adhésif pendant que le rouleau est déroulé simultanément sur le toit.
Les points communs
Les membranes auto-adhésives et en rouleau sont disponibles en diverses largeurs et longueurs. Cette variété rend les deux types adaptés aussi bien à la réparation de toitures existantes qu'à leur utilisation comme matériau principal lors d'une installation neuve. Tous deux offrent de bonnes performances sur les toits parfaitement plats ainsi que sur ceux présentant une légère pente. Au-delà des applications résidentielles, ces solutions conviennent également aux bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels.
Les différences
La membrane auto-adhésive est nettement plus facile à poser, ce qui en fait le meilleur choix pour les propriétaires souhaitant effectuer eux-mêmes des réparations ou même une installation complète. Les matériaux en rouleau, quant à eux, sont plus complexes à mettre en œuvre : ils sont généralement installés par des couvreurs expérimentés. La maîtrise des outils à chaleur comme le chalumeau, ainsi que la connaissance des techniques de renforcement des jointures, sont indispensables pour manipuler ces matériaux correctement et garantir une étanchéité durable.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/roof-repairs/1007076971.html
