Pourquoi la peinture extérieure du bois craquelle-t-elle ?
Le craquelage, également appelé faïençage ou « effet peau d'alligator », tient son nom des motifs qu'il crée : des fissures longues traversent la surface, entrecroisées de multiples petites craquelures formant un quadrillage qui évoque la peau d'un alligator. Avant de repeindre, il est essentiel d'identifier la cause du problème. À défaut, vous risquez de voir le même défaut réapparaître sur votre nouvelle finition.
Vieillissement naturel de la peinture
Aucune peinture ne dure éternellement. Au fil des années, elle se dégrade, durcit et perd de sa souplesse. Elle ne peut alors plus supporter les contraintes liées à la dilatation et à la contraction du bois, provoquées par les variations de température et d'humidité. Des craquelures apparaissent alors inévitablement. Dans ce cas, deux options s'offrent à vous : conserver l'aspect vieilli et patiné du bois, ou le remettre entièrement en état. Attention toutefois : les anciennes couches de peinture peuvent contenir du plomb. Prenez donc toutes les précautions nécessaires avant de poncer ou de décaper.
Sous-couche insuffisamment sèche
Appliquer une finition sur une sous-couche ou une base qui n'a pas eu le temps de sécher correctement provoque également des craquelures. C'est d'ailleurs ainsi que sont créés la plupart des finitions antiquaires. Chaque pot de peinture indique un « temps de recouvrement », c'est-à-dire le délai nécessaire au séchage dans des conditions normales. Pour la peinture, ces conditions correspondent à une température comprise entre 10 et 29 °C (50 et 85 °F) et un taux d'humidité inférieur à 50 %. Par temps froid ou très humide, le séchage ralentit considérablement : attendez donc plus longtemps que le temps de recouvrement recommandé afin d'éviter tout craquelage.
Séchage trop rapide
La peinture fraîche est un peu comme un vampire : elle supporte mal les rayons directs du soleil ! Elle craint également les températures supérieures à 29 °C (85 °F). Dans ces deux situations, le solvant contenu dans la peinture s'évapore beaucoup trop vite. La couche de finition se contracte alors et se fissure pendant que le reste de la peinture poursuit son séchage.
Peinture à l'huile appliquée sur du latex
Les peintures à l'huile et les peintures glycérophtaliques (alkydes) sont très rigides et bien moins souples que les peintures au latex ou à l'eau. Voilà pourquoi vous pouvez appliquer du latex sur une ancienne peinture à l'huile, mais jamais l'inverse : la peinture à l'huile, incapable de suivre les mouvements du latex, finit par craquer.
Comment corriger le problème ?
Hélas, une fois la peinture craquelée, la seule solution consiste à poncer ou décaper l'ancienne couche avant de repeindre. Si les craquelures sont localisées sur une zone précise, grattez ou poncez jusqu'à mettre le bois à nu, puis adoucissez la transition entre la zone dénudée et la partie encore peinte grâce à un léger ponçage en biseau. Dépoussiérez soigneusement à l'aide d'un aspirateur ou d'un chiffon collant. Appliquez ensuite une sous-couche à l'huile de haute qualité, suivie d'une peinture latex spéciale extérieur.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/painting/1007075690.html
