Rien ne gâche un travail de peinture réussi comme les traînées ou les taches de rouille qui transparaissent à travers la finition. Au-delà du désagrément esthétique, cette remontée de rouille révèle des dommages continus au métal situé sous la peinture. Appliquer une sous-couche à base d'huile sur des tuyaux en fer ou d'autres surfaces sujettes à la corrosion avant de peindre constitue une stratégie éprouvée depuis longtemps. Dans certaines situations, certains professionnels préconisent toutefois une sous-couche à base d'eau, comme le latex ou l'acrylique. La clé du succès de toute mise en peinture réside avant tout dans la préparation de la surface.
Comment se forme la rouille
La rouille, ou oxyde ferreux, se forme lorsque le fer ou l'acier contenant du fer est exposé à l'oxygène. Même la galvanisation, qui recouvre le fer ou l'acier d'une couche de zinc, ne protège contre la rouille que si ce revêtement n'est ni rayé ni usé. La formation d'oxyde ferreux est accentuée par la présence d'eau, ce qui rend les tuyaux particulièrement vulnérables, bien que tout métal exposé à l'air — comme les charnières de portes de garage ou les cadres de fenêtres métalliques — puisse également rouiller.
La préparation de la surface
Lorsque de la rouille apparaît sur une surface métallique, elle doit être entièrement éliminée pour que la sous-couche et la peinture soient efficaces. Le ponçage à la main ou à la ponceuse électrique (avec lunettes de protection et gants) constitue la meilleure méthode pour décaper la rouille jusqu'au métal à nu. Une élimination minutieuse est essentielle pour empêcher la rouille de revenir. Toute mesure susceptible de réduire les risques d'une nouvelle formation de rouille, comme la protection des joints de tuyaux, doit être réalisée à ce stade.
Un fabricant de peintures anticorrosion recommande d'utiliser de l'eau savonneuse ou du phosphate trisodique, plutôt que d'autres nettoyants ménagers, afin d'éliminer l'huile, la graisse, la peinture écaillée et autres contaminants en plus de la rouille. Ne pas retirer les corps gras peut provoquer des creux dans la sous-couche, appelés « yeux de poisson ».
La sous-couche à l'huile
La sous-couche à l'huile est réputée pour sa couverture complète et la surface dure et imperméable caractéristique de toutes les peintures à l'huile. Surtout si elle contient des inhibiteurs de rouille, elle crée une barrière solide entre le métal et l'air. Elle présente cependant une faiblesse : elle est sujette aux craquelures. Sur une surface soumise à de fréquentes dilatations et contractions, comme un tuyau de chauffage, elle peut développer de petites fissures.
Cela signifie que la sous-couche à l'huile sera plus efficace lorsqu'il faut créer une barrière entre un métal sec et l'humidité extérieure, par exemple sur une boîte aux lettres ou du mobilier de jardin. Enfin, elle est indispensable lorsque la couche de finition prévue est elle-même à base d'huile.
La sous-couche au latex
La sous-couche au latex est légèrement plus élastique et laisse passer la vapeur d'eau. Elle convient donc bien aux surfaces intérieures soumises à une humidité variable et mérite d'être envisagée lorsque les murs extérieurs cloquent à cause de l'humidité intérieure emprisonnée. Un fabricant recommande ainsi la sous-couche au latex pour le traitement localisé des têtes de clous dans les constructions neuves.
Règle d'or à retenir : une sous-couche à l'huile peut recevoir aussi bien une finition à l'huile qu'au latex, tandis qu'une sous-couche au latex n'est pas recommandée sous une finition à l'huile.
La sous-couche au gomme-laque
Bien moins utilisée, la sous-couche à base de gomme-laque est pourtant recommandée par certains professionnels pour traiter les taches de rouille. À séchage rapide, cette surface très dure empêche toute humidité d'atteindre les zones sensibles à la corrosion. Nécessitant de l'alcool dénaturé comme solvant, elle peut s'avérer délicate à appliquer et tend à devenir cassante avec le temps.
Choisir la bonne sous-couche
Pour une couverture solide et durable, la sous-couche à l'huile demeure un excellent choix pour couvrir la rouille lorsque le métal doit être protégé de l'humidité extérieure. Plus polyvalente avec les différentes finitions que le latex ou le gomme-laque, elle montre ses limites uniquement dans les zones où l'humidité intérieure emprisonnée peut provoquer des cloques, ou encore là où les dilatations et contractions fréquentes de la surface favorisent les fissurations. Lorsque les causes de la rouille restent incertaines, la sous-couche à l'huile constitue donc un choix logique de premier recours.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/painting/1007013982.html
