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Votre maison est-elle hantée ? Ce que révèle vraiment la science

Bruits étranges à toute heure, objets qui tombent sans raison apparente, tiroirs qui s'ouvrent tout seuls... Ces scènes d'épouvante peuvent vous glacer le sang au cinéma. Mais lorsqu'elles se produisent chez vous, la peur devient bien réelle. Vous pensez peut-être partager votre logement avec un visiteur venu d'au-delà ? Ne vous laissez pas abuser : selon les spécialistes, la plupart des phénomènes paranormaux trouvent leur origine chez des humains bien vivants.

Traces de fantômes

Si vous pensez que cette ombre vacillante dans le couloir est autre chose qu'un simple jeu d'ombre projeté par un lampadaire, vous pourriez faire appel à quelqu'un comme Loyd Auerbach.

Pourquoi lui ? Parce que contrairement à la majorité des gens, Loyd Auerbach croit bel et bien aux fantômes.

« Étrangement, beaucoup de manifestations hantées consistent en des bruits dans la cuisine ou en choses totalement anodines qui terrifient néanmoins les habitants, faute d'explication », explique Auerbach.

Détenteur d'un master en parapsychologie et fort de trente années d'étude des phénomènes psychiques, Auerbach jouit d'une grande légitimité sur la question de l'activité paranormale. Les chercheurs de son domaine s'attachent à définir les types d'événements surnaturels qui touchent les vivants, en particulier dans leur foyer.

Distinguer une manifestation hantée d'un fantôme est essentiel. Selon Auerbach, les manifestations, définies par la parapsychologie comme des « empreintes » laissées par un événement vécu autrefois, sont plus fréquentes que les fantômes.

Les apparitions, elles, correspondent à la présence de la conscience d'une personne décédée en un lieu physique donné. Une apparition ne déplace généralement pas d'objets, précise Auerbach, et elle ne suit aucun schéma récurrent.

Existe-t-il un troisième élément ? Oui : le poltergeist. Le cinéma a convaincu le grand public qu'il s'agit d'un esprit qui jette les objets. Or, selon Auerbach, ce terme désigne en réalité une personne vivante capable d'influencer des objets par la seule force de l'esprit : la télékinésie.

L'affaire du Chevalier noir

En 1979, l'expert en paranormal Loyd Auerbach reçoit l'appel d'une famille de Petaluma, en Californie, affirmant qu'un chevalier noir rôdait dans leur maison.

Plusieurs membres du foyer affirmaient l'avoir aperçu et l'accusaient d'avoir déplacé divers objets. Auerbach et ses collègues se rendirent sur place et étudièrent la maison lors de plusieurs visites. Ils apprirent notamment que la famille avait un fils de seize ans, régulièrement en difficulté avec la justice, et que le jeune homme possédait des figurines de chevaliers et adorait se déguiser ainsi.

Les poltergeists, explique Auerbach, sont le fruit de l'esprit inconscient. Il conclut que c'est la mère qui, de manière inconsciente, avait généré ces troubles en raison de ses inquiétudes pour son fils.

« Le fils n'était pas à la maison la plupart du temps où les phénomènes se produisaient, c'est ainsi que nous avons compris qu'il n'était pas l'agent », raconte-t-il. « Tout ce chevalier noir reflétait ses propres pensées à propos du garçon. »

C'est dans votre tête... peut-être

Autre indice d'une présence surnaturelle : la fréquence des événements. Mais n'écartez pas l'hypothèse qu'ils puissent être le fruit de votre propre esprit.

Marilyn Mandala Schlitz étudie le pouvoir de la conscience humaine, notamment sa capacité potentielle à transcender le corps physique ou à entrer en contact avec autrui. Selon elle, un esprit puissant peut effectivement engendrer certaines expériences.

Des « stimuli ambigus », explique-t-elle, peuvent être interprétés à travers « un filtre culturel particulier ou une vision du monde ». Anthropologue et chercheuse à l'université Stanford, Schlitz insiste sur l'importance de garder son calme.

« Je pense que l'essentiel est de rester ancré et de ne pas se laisser envahir par l'agitation ou le stress, car la priorité est de prendre soin de soi », conseille-t-elle. « Gardez-vous un certain contrôle sur ce qui se passe et sur vos réactions, ou est-ce que cela domine votre vie ? Si tel est le cas, vous aurez probablement besoin d'aide, car à long terme, ce n'est pas sain. »

Si une démarche s'impose, elle recommande de consulter un professionnel de santé mentale, à condition qu'il reste ouvert à l'éventualité que ces événements soient réels.

Cela dit, si vous espérez une preuve irréfutable de la présence d'un fantôme, vous risquez d'être déçu. Les vrais chasseurs de fantômes utilisent des détecteurs de champs électromagnétiques, mais ceux-ci servent surtout à établir des corrélations entre les témoignages et les conditions environnementales.

« Bien que le dossier ne soit pas clos, nombre d'entre nous ont relevé des champs magnétiques inexpliqués dans l'environnement de nombreux cas de manifestations, corrélés à l'empreinte perçue par les témoins », précise Auerbach. « Les corrélations les plus constantes concernent les manifestations liées aux empreintes. »

Faire face à votre fantôme

Une stratégie efficace face à l'inconnu : examiner chaque événement séparément et chercher une explication rationnelle à chacun.

« C'est vraiment important ; c'est exactement ce que nous faisons », souligne Auerbach. « Imaginez une maison hantée par une apparition : si celle-ci a terrorisé la famille, tout ce qui sort de l'ordinaire — un tableau qui tombe du mur parce qu'un camion vient de passer, par exemple — sera imputé à l'apparition. Ils trouvent ainsi une explication unique à tous leurs malheurs. »

« On ne peut pas procéder ainsi : il faut isoler chaque événement, rechercher une explication, puis identifier ce qui demeure inexpliqué. »

L'étape suivante consiste à tenter d'obtenir une réaction de la présence. Si elle répond, vous êtes en présence d'une apparition, assure Auerbach. Il recommande de poser trois questions à l'entité : Qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous ici ? Que puis-je faire pour vous ?

« Cela peut sembler un peu fou d'adresser une question à un fantôme. Mais si vous entendez des choses, vous pouvez poser ces questions à voix haute, voire mentalement », explique-t-il. « Cette personne est là pour une raison, et il est utile de découvrir pourquoi. C'est notre méthode. »

Les manifestations s'avèrent plus difficiles à gérer qu'un fantôme, car elles sont imprimées dans l'environnement lui-même.

« Savoir qu'il s'agit du schéma répété d'un ancien occupant permet simplement de le filtrer, comme on s'habitue au bruit assourdissant de la route », indique Auerbach. Il conseille également de remplir la maison de rires durant les moments habituels du phénomène, afin de « réenregistrer » l'environnement.

N'ayez pas peur

Le conseil principal d'Auerbach, face à une apparition comme à une manifestation, est de ne pas céder à la peur. Ces occurrences ne peuvent pas vous nuire, et l'entité n'a probablement aucune intention malveillante.

« La plupart des gens sont plutôt raisonnables, vivants comme morts », plaisante-t-il. « Ils sont peut-être simplement désorientés. Certains fantômes sont dans le déni et ignorent même qu'ils sont décédés. Parfois, s'ils sont là, c'est tout simplement parce qu'ils ont peur. »

« L'une de nos techniques consiste à demander au fantôme s'il existait, de son vivant, un lieu du monde où il aurait rêvé de se rendre sans jamais y parvenir. Nous devons ensuite lui rappeler qu'il n'est pas prisonnier de la maison, qu'il n'a pas besoin de billet d'avion : il peut voyager où il veut par la seule pensée. Et miracle : il disparaît. »

« Maintenant, s'il rejoint réellement ces destinations, cela, je ne saurais vous le dire. »

Maison à vendre... avec fantômes

Vous avez identifié la nature paranormale de votre demeure. Mais si vous la vendez, faut-il en informer l'acheteur potentiel ?

La présence supposée d'une apparition ou d'une manifestation peut parfois augmenter la valeur d'un bien. Encore faut-il connaître vos obligations légales, qui varient selon votre lieu de résidence.

Aux États-Unis, plus de trente États exigent du vendeur qu'il fournisse aux acheteurs une divulgation formelle signalant une « propriété stigmatisée ». Cette notion couvre les logements ayant été le théâtre de meurtres, de suicides, d'actes criminels et, oui, de phénomènes paranormaux.

Chaque État applique ses propres règles : vous devrez parfois déclarer si l'événement s'est produit dans les trois années précédant la vente, ou préciser son degré de notoriété. Anita Clark, agente immobilière et blogueuse en Géorgie, estime qu'en cas de doute, « il vaut généralement mieux divulguer l'information, quitte à perdre la vente ».

La National Association of Realtors recommande quant à elle de vérifier la législation de votre État, d'évaluer si la stigmatisation est fondée, de déterminer si elle pourrait modifier le prix du bien ou dissuader l'acheteur, et enfin d'aborder ouvertement la question avec les acquéreurs potentiels.


Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/general-home-repair/1007012658.html
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