Pour la menuiserie fine, la finition ou la construction brute, les menuisiers s'appuient sur des outils spécialisés et polyvalents pour assembler le bois. Les assemblages d'angle sont particulièrement délicats : les angles doivent être solides et de nombreux projets exigent des fixations dissimulées. Que vous montiez une ossature murale ou fabriquiez une boîte à bijoux, découvrez les outils que les professionnels utilisent pour relier les angles et choisissez celui qui convient le mieux à votre projet.
Les équerres d'angle
Simple et utilitaire, l'équerre d'angle, aussi appelée équerre en « L », est une pièce de métal pliée à 90 degrés. Des trous destinés aux clous ou aux vis bordent les deux côtés de son angle. Les équerres d'angle varient généralement selon trois caractéristiques : l'épaisseur, la longueur et la largeur.
L'épaisseur, également appelée « jauge » du métal, détermine en grande partie la résistance de l'équerre. Les menuisiers spécialisés dans l'ossature utilisent des équerres épaisses pour fixer des poteaux et des poutres porteurs, tandis que les menuisiers de finition préfèrent des équerres fines pour assembler les côtés de boîtes décoratives. La longueur et la largeur des ailes définissent quant à elles leurs applications : les grandes équerres supportent des charges structurelles importantes, alors que les petites servent à fixer temporairement ou légèrement des éléments de construction. Elles existent aussi bien pour les angles intérieurs que pour les angles extérieurs.
Le sabot de poteau d'angle
Dans les constructions en bois massif ou à poteaux-poutres, le sabot de poteau d'angle relie des poutres adjacentes sur un même poteau. Il s'agit d'une pièce métallique préformée dont chaque face comporte des trous pour recevoir des boulons.
Ce connecteur se compose de deux parties principales : les pattes et la selle. Les pattes sont un ensemble de barres plates et parallèles, tandis que la selle forme un canal en « C ». Le poteau repose entre les pattes du sabot et les poutres adjacentes viennent se loger dans la selle. Grâce à ce système, le menuisier peut lever et relier des poutres d'angle sans recourir à des techniques complexes de tenon-mortaise : une fois positionnées dans la selle, les poutres sont simplement percées puis boulonnées en place.
Les tourillons
De nombreuses techniques traditionnelles d'assemblage d'angle reposent sur les tourillons pour relier des pièces de bois adjacentes. Le tourillon est une simple tige de bois cylindrique, disponible en différentes longueurs et diamètres.
Pour l'utiliser, le menuisier coupe ses pièces de bois afin qu'elles se rejoignent en angle, puis perce une série de trous correspondants à l'extrémité de chacune. Il taille ensuite les tourillons pour qu'ils s'emboîtent parfaitement dans les trous, applique de la colle sur les surfaces de contact, insère les tourillons et maintient l'ensemble serré à l'aide de serre-joints. Pendant le séchage de la colle, les tourillons solidarisent durablement les pièces de bois entre elles.
Bien choisir son outil d'assemblage
Le choix de l'outil dépend avant tout de la nature du projet : privilégiez les équerres métalliques pour leur rapidité de pose et leur solidité, les sabots de poteau pour les structures porteuses en bois massif, et les tourillons pour un rendu invisible et élégant en menuiserie fine. En combinant ces solutions, vous obtiendrez des angles à la fois robustes et esthétiques, adaptés à chaque type de réalisation.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/carpentry/1007068367.html
