Présent dans de nombreux foyers, bureaux et écoles, le tapis berbère séduit avant tout par sa grande robustesse. Ses petites mouchetures foncées sur fond clair masquent efficacement la saleté, tandis que sa technique de fabrication spécifique le rend plus résistant aux taches que les moquettes plus épaisses.
L'histoire du tapis berbère
Le tapis berbère tire son nom de la tribu berbère du nord-ouest de l'Afrique. La laine et le poil de chameau filés à la main constituaient le tissu dont les Berbères se servaient pour se protéger du froid du désert la nuit venue. Ce tissu dense servait à confectionner des capes ainsi que des revêtements de sol. Des vestiges de tissus berbères ont d'ailleurs été découverts lors de fouilles archéologiques datant de l'âge de pierre.
Comment reconnaître un tapis berbère
Aujourd'hui, le terme « berbère » désigne le type de tissage du tapis, et non la matière utilisée. Tissé en lignes parallèles, le tapis berbère présente des boucles torsadées de hauteurs variables et un velours moins épais que celui des autres types de tissage. Ses motifs sont également moins réguliers que ceux des tapis composés de boucles toutes identiques.
Les différents matériaux
Bien que des tapis berbères en laine ou en poil de chameau soient toujours disponibles, leur prix demeure très élevé. En raison de leur couleur claire d'origine, ces modèles haut de gamme se sont forgé une réputation de produits exigeants en matière d'entretien. Les tapis berbères plus économiques sont quant à eux fabriqués en nylon ou en oléfine. Ces fibres synthétiques offrent une palette beaucoup plus large de couleurs et de motifs. Pour ceux qui estiment qu'un tapis sombre et motifé cache mieux la saleté, le nylon et l'oléfine constituent donc le choix privilégié. L'oléfine semble être la fibre la plus résistante aux taches et la plus économique, même si elle s'avère moins attrayante visuellement et moins durable que le nylon.
Outre la matière, la qualité d'un tapis s'évalue également au nombre de nœuds au mètre carré. Un tapis berbère haut de gamme en laine ou en poil de chameau peut compter plus de 200 000 nœuds par mètre carré.
L'entretien du tapis berbère
La longueur variable des boucles torsadées du tissage berbère empêche même les zones très passantes de montrer des signes d'usure. Ces boucles denses rendent difficile l'infiltration de la saleté dans les fibres ; en revanche, si l'aspiration n'est pas effectuée régulièrement, la poussière qui a réussi à s'y introduire devient difficile à éliminer. La densité du tapis berbère complique par ailleurs l'extraction de l'eau lors du lavage. C'est pourquoi faire appel à un professionnel reste la solution la plus efficace pour un nettoyage optimal.
La durabilité du tapis berbère
Lorsque vous choisissez un tapis berbère comme investissement durable pour votre maison, pensez à vérifier les garanties proposées. Bien que le tissage berbère soit réputé solide, la durée de vie du tapis varie selon le matériau utilisé et le nombre de nœuds au mètre carré. Le nylon, par exemple, possède l'aspect de la laine, se nettoie plus facilement et résiste mieux au passage répété. L'oléfine, quant à elle, résiste aux taches et sèche rapidement. Elle offre certes davantage de choix de couleurs et de motifs que la laine, mais elle s'avère moins élégante.
Un tapis berbère en laine véritable est un trésor qui demande des soins attentifs : un passage régulier de l'aspirateur et un nettoyage à sec occasionnel effectué par des professionnels suffisent à préserver ce revêtement haut de gamme pendant de nombreuses années.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/rugs/1007066698.html
