Dans les années 1950, les ménages ont tourné la page de la guerre pour se tourner à nouveau vers leur foyer. Si l'économie restait encore de mise dans bien des foyers, beaucoup ont profité du redressement économique pour entreprendre des travaux d'amélioration de leur maison, voire en faire construire une neuve. Le revêtement de sol occupait alors une place essentielle et devenait un véritable élément distinctif de la décoration. Nombre des tendances des années 1950 continuent d'ailleurs d'inspirer les intérieurs contemporains.
Les couleurs : entre classicisme et audace
Le noir et blanc constitue la signature colorée des sols des années 1950, généralement associés en damier. Le noir servait également souvent de simple accent sur un sol majoritairement blanc. Après la guerre, les fabricants ont introduit une large palette de couleurs dans les matériaux de revêtement afin de stimuler les achats : les cuisines adoptaient volontiers des teintes vives comme les rouges et les bleus patriotiques, sans oublier les plus audacieux turquoise et rose flamant. Les salles de bains, chambres et salons privilégiaient quant à eux des couleurs plus douces mais néanmoins éclatantes, telles que le bleu aqua, le rose classique, le bleu œuf de rouge-gorge ou encore le jaune.
Les motifs : un esprit futuriste
L'après-guerre des années 1950 n'était pas seulement coloré, il était aussi résolument tourné vers le futur — du moins pour l'époque. Outre l'incontournable damier noir et blanc, les motifs « atomiques » et « boomerang » mêlaient couleurs complémentaires et contrastées dans des formes géométriques affirmées. Les « mouchetures » de couleur étaient également très répandues : un sol en linoléum turquoise était par exemple souvent rehaussé de touches d'autres teintes prisées de l'époque, comme le rose, le bleu et le jaune. Les carrelages présentaient quant à eux une couleur dominante (généralement le blanc) agrémentée d'un motif géométrique coloré répété dans toute la pièce ou sur de grandes surfaces.
Les matériaux : modernité et praticité
Beaucoup de maisons construites avant cette décennie conservaient encore leurs parquets d'origine en bois. Mais à mesure que les habitations étaient rénovées ou que de nouvelles constructions voyaient le jour, l'attention s'est portée sur des matériaux plus récents : le linoléum, le vinyle et le carrelage, alors disponibles dans une vaste gamme de couleurs et de motifs. Particulièrement faciles à nettoyer, ces revêtements étaient tout indiqués pour les zones sujettes aux éclaboussures, comme la cuisine et la salle de bains. Si des tapis recouvraient parfois les parquets jugés « anciens », la moquette mur à mur à poils longs, dite « shaggy », faisait progressivement son apparition dans les salons et les chambres des maisons des années 1950.
Redécouvrir le style des années 1950 aujourd'hui
Si vous possédez une maison mid-century encore équipée de moquette, vous avez peut-être songé à la retirer : il y a fort à parier qu'un plancher en bois se cache dessous. Le parquet vintage tant recherché aujourd'hui était pourtant considéré comme désuet à l'époque, ce qui explique qu'il ait souvent été recouvert de moquette, symbole de confort moderne et de luxe à l'époque. À l'inverse, si vous êtes amateur du charme des années 1950, optez pour un sol en damier, qu'il reprenne l'emblématique duo noir et blanc ou ose des couleurs vives juxtaposées, en écho à l'effervescence décorative de cette décennie fascinante.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/floors-ceilings/1007061422.html
