Les termes électroplage de l'or, dorure au lavage et flashage désignent des procédés de liaison apparentés, mais qui ne sont pas strictement identiques. Ils sont souvent employés de manière interchangeable : c'est pourquoi l'expression « laiton plaqué or », bien que techniquement différente du « lavage » ou du « flashage », est couramment utilisée pour désigner ces trois techniques. Dans le domaine du laiton doré, réservé presque exclusivement à la bijouterie et aux objets décoratifs, ces distinctions ont pourtant une réelle importance commerciale. Un objet en laiton « plaqué or » a ainsi beaucoup moins de valeur qu'un objet en laiton « flashé à l'or », car l'épaisseur de la couche d'or est plus importante dans le second cas.
Le principe de la liaison
Un objet en laiton « flashé à l'or » est une pièce qui a été « baignée » dans une solution aurifère afin de recevoir un revêtement extérieur extrêmement fin. Ce procédé de dorure par liaison est fréquemment utilisé pour certains raccordements de fils dans les appareils électroniques, où l'argent et le platine servent également de matériaux de contact. La dorure du laiton, quant à elle, ne sert qu'à des fins décoratives.
L'épaisseur de la couche d'or est déterminante pour deux raisons essentielles : plus la couche est épaisse, plus la quantité d'or utilisée est grande, et plus elle est épaisse, plus l'objet est durable dans le temps.
Le procédé d'électroplage
Le processus d'électroplage et celui du flashage reposent sur le même principe. En termes simples, l'objet en laiton reçoit une charge électrique négative, puis il est plongé dans un « bain » de solution d'or chargée positivement. Les deux éléments s'attirent et se lient alors entre eux.
C'est précisément sur ce mécanisme que repose la distinction entre « placage or » et « or flashé ». La Federal Trade Commission (FTC), l'autorité américaine de protection du consommateur, interdit donc aux commerçants de qualifier leurs produits en laiton doré de « flashés » ou de « lavés » si la couche d'or mesure moins de 0,25 micron d'épaisseur.
Liaison contre bain : les normes de la FTC
La FTC a établi des normes strictes encadrant l'utilisation de ces expressions et de termes associés comme « overlay d'or ». Pendant longtemps, les bijoutiers les employaient indifféremment, semant la confusion parmi les consommateurs et commettant, de fait, une fraude.
Les différences résident à la fois dans le mode de liaison lui-même et dans l'épaisseur de la couche d'or appliquée. Comme cette couche peut être microscopiquement fine, elle ne dure parfois que très peu de temps, surtout lorsque le bain d'or contient de nombreuses impuretés.
La différence avec l'« or fourré »
Il faut distinguer clairement l'« or fourré » (gold filled) et l'« overlay d'or » de l'électroplage et du flashage. Ces deux premières catégories correspondent à une liaison mécanique de l'or sur un métal de base comme le nickel, et non à un dépôt par voie électrolytique. La qualité minimale exigée pour l'or utilisé est toujours de 10 carats ; en dessous de ce seuil, le terme « or » ne peut légalement pas être employé.
Le flashage : une couche plus fine
Le procédé de « flashage » est similaire à l'électroplage, mais l'épaisseur de la couche obtenue y est nettement moindre. Selon les normes en vigueur :
- Un revêtement obtenu par électroplage doit mesurer au moins 0,175 micron d'épaisseur.
- Une finition « or flashé » doit atteindre au minimum 0,25 micron.
Dans certaines circonstances, si la proportion d'or passe sous un certain seuil — le plus souvent 1/20e du poids total de l'objet —, cette information doit obligatoirement figurer sur l'article afin de garantir la transparence envers l'acheteur.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/decorating-materials-supplies/1007059372.html
