La liane d'ange (Muehlenbeckia complexa), également appelée vigne-matelas, est une plante grimpante originaire de Nouvelle-Zélande que l'on trouve fréquemment en jardinerie sous forme de topiaires aux formes variées. Ses feuilles minuscules et ses toutes petites fleurs blanc cassé, qui éclosent au printemps, en font un sujet décoratif très apprécié. Ses tiges filiformes et souples se prêtent d'ailleurs parfaitement au palissage sur des structures métalliques.
Au jardin, la liane d'ange se comporte comme une grimpeuse vigoureuse capable d'atteindre 6 à 9 mètres de hauteur. Privée de tout support, elle s'étale au sol et forme un couvre-sol dense. Elle tolère par ailleurs très bien une taille sévère, ce qui permet de maîtriser aisément sa forme et ses dimensions. Toutefois, elle attire particulièrement les pucerons, et de nombreux jardiniers mènent contre eux un combat qui semble interminable.
Connaître les pucerons
Ces minuscules insectes peuvent être verts, noirs, jaunes, rouges ou bruns selon les espèces. La plupart sont dépourvus d'ailes, mais ils possèdent la capacité fascinante de produire une descendance ailée lorsqu'ils subissent une pression liée à la concurrence. Leur appareil buccal piqueur-suceur leur permet d'aspirer la sève des feuilles et des fleurs de la liane d'ange. Difficiles à distinguer individuellement, les pucerons ont tendance à former des colonies denses, surtout sur la face inférieure du feuillage.
Symptômes d'une infestation
Un feuillage enroulé, jauni ou déformé constitue le signe le plus évident d'une attaque de pucerons. Les jeunes pousses peuvent également montrer un développement ralenti, même si la petite taille des feuilles de la liane d'ange rend ce symptôme parfois difficile à déceler. Inspectez aussi la plante à la recherche de fourmis : les pucerons sécrètent un miellat sucré qui les attire irrésistiblement. La présence de fourmis signale donc très probablement une colonie de pucerons. Surveillez enfin l'apparition de taches noirâtres et duveteuses sur les feuilles : le miellat favorise en effet le développement de la fumagine, un champignon de couleur noire.
Solutions biologiques
La première méthode à essayer consiste à projeter un jet d'eau puissant sur la plante : cette technique simple suffit généralement à déloger les petites colonies. Les pucerons possèdent également des ennemis naturels redoutables, notamment les coccinelles et certaines guêpes parasitoïdes qui pondent leurs œufs directement sur les pucerons ; les larves se développent ensuite aux dépens de leur hôte jusqu'à le tuer.
Les coccinelles sont disponibles dans la plupart des grandes jardineries. Humidifiez d'abord le feuillage, puis relâchez 1 500 coccinelles à la base de la plante, tôt le matin ou au crépuscule. Renouvelez l'opération avec 1 500 spécimens supplémentaires la semaine suivante. Selon les études menées par l'Université de Californie, les coccinelles s'envolent généralement dans les 48 heures suivant leur lâcher — en espérant qu'elles auront eu le temps de pondre leurs œufs avant de partir.
Lutte chimique
Les pépinières et jardineries proposent une large gamme d'insecticides formulés pour éliminer les pucerons. Certains s'appliquent par pulvérisation foliaire, d'autres par traitement du sol. Parmi les matières actives couramment disponibles figurent la perméthrine et le malathion. Bien que les pesticides constituent une solution rapide et pratique, gardez à l'esprit qu'ils agissent sans discrimination : ils détruisent aussi bien les ennemis naturels des pucerons que les abeilles pollinisatrices. Certaines substances se révèlent en outre hautement toxiques pour l'homme et les animaux domestiques, ce qui exige la plus grande prudence lors de leur utilisation.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048922.html
