Aux États-Unis, trois grandes zones climatiques se partagent le territoire pour la culture du gazon : la zone à saison froide, la zone à saison chaude et la zone de transition. Chaque espèce de graminée s'épanouit dans des conditions spécifiques. Un autre facteur essentiel influence également la santé de votre pelouse : l'évapotranspiration.
Le gazon de saison froide
La zone à saison froide s'étend de la côte atlantique, traverse la vallée de l'Ohio et les plaines du Midwest septentrional, jusqu'au centre de la côte californienne. Les graminées de cette zone prospèrent sous des températures fraîches. La température idéale du sol se situe entre 10 et 18 °C (50 et 65 °F), tandis que la température de l'air doit rester comprise entre 15 et 24 °C (60 et 75 °F). Parmi les espèces qui poussent bien dans cette zone figurent la fétuque, le pâturin des prés (bluegrass) et le ray-grass.
Le gazon de saison chaude
La zone à saison chaude s'étend depuis la frontière entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, traverse les plaines méridionales et atteint le sud de la Californie. La température idéale du sol y varie de 21 à 32 °C (70 à 90 °F), et celle de l'air de 27 à 35 °C (80 à 95 °F). Les espèces de cette zone tolèrent remarquablement bien la sécheresse, mais elles ont tendance à brunir en hiver lorsque les températures chutent. Pour préserver l'aspect de votre pelouse pendant la saison froide, semez un gazon de saison froide à croissance rapide, comme le ray-grass. Les espèces de saison chaude les plus répandues sont le chiendent pied-de-poule (bermudagrass), le zoysia et le Saint-Augustin.
Le gazon de la zone de transition
La zone de transition court depuis la côte médio-atlantique en Virginie, passe par le Kentucky et le centre des États des grandes plaines, puis s'arrête dans le nord de la Californie méridionale. Cette région connaît des étés suffisamment chauds pour soutenir un gazon de saison chaude et des hivers assez frais pour accueillir un gazon de saison froide. Les semences courantes dans cette zone incluent le bouteloue gracieuse (buffalograss), le zoysia et la fétuque. Il est toutefois plus fréquent d'y trouver une fétuque tolérante à la sécheresse qu'une graminée de saison chaude résistante au froid.
L'évapotranspiration
L'évapotranspiration désigne les deux mécanismes par lesquels une plante perd de l'eau. L'évaporation est le processus par lequel l'eau se transforme en vapeur et monte dans l'atmosphère ; elle se produit au niveau du sol et des plans d'eau. La transpiration, quant à elle, correspond à la transformation de l'eau contenue dans les tissus végétaux en vapeur, sous l'effet de l'énergie radiante du soleil, vapeur qui s'élève ensuite vers l'atmosphère. L'évapotranspiration combine donc ces deux phénomènes. Elle revêt une importance capitale pour les jardiniers, car son rythme détermine directement la quantité d'eau nécessaire à l'arrosage de votre pelouse.
Les besoins en arrosage
Les différentes espèces de gazons de saison froide et de saison chaude présentent des taux d'évapotranspiration variables. De mars à avril, la fétuque a besoin de 3,8 à 5 cm (1,5 à 2 pouces) d'eau, un besoin qui augmente à 5 à 7,6 cm (2 à 3 pouces) de juin à août. Le pâturin des prés affiche les mêmes besoins en arrosage que la fétuque de mars à août. Le bouteloue gracieuse, graminée de saison chaude, ne requiert quant à lui que 2,5 cm (1 pouce) d'eau sur toute cette période, ce qui en fait un choix particulièrement économe en eau.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007044028.html
