Ressemer un gazon dont la santé s'est dégradée est souvent nécessaire. Les zones dénudées du jardin constituent en effet de véritables terrains de reproduction pour les mauvaises herbes. Cependant, une pelouse en bonne santé ne requiert pas de semis annuel. Les jardiniers qui s'attaquent aux causes profondes des problèmes de leur gazon peuvent tout à fait se passer d'un réensemencement régulier. Feutrage, maladies fongiques, dégâts hivernaux et ravageurs : autant de facteurs qui peuvent être évités ou corrigés afin de préserver une pelouse dense et vigoureuse sans avoir à la resemer tous les ans.
Le feutrage
Le feutrage correspond à l'accumulation naturelle de matières organiques vivantes et mortes entre le sol et le gazon. Selon l'Université d'État du Kansas, les pelouses dont l'épaisseur de feutrage dépasse environ 1,3 cm doivent être scarifiées chaque année. Toutefois, cette opération peut parfois stresser la pelouse et créer des zones dégarnies. Dans ce cas, un réensemencement annuel devient indispensable. Pour éviter d'en arriver là, privilégiez des variétés de gazon produisant peu de feutrage, comme la fétuque élevée.
Les maladies fongiques
Des maladies fongiques telles que l'oïdium, la tache foliaire, la moisissure des neiges ou encore la rouille peuvent envahir votre gazon. Celles-ci sont capables de détruire des pans entiers de pelouse, rendant alors nécessaire un réensemencement. À l'inverse, un gazon vigoureux est capable de se défendre seul contre ces attaques. Pour prévenir l'apparition de ces maladies, évitez tout arrosage excessif : un sol saturé d'eau crée un environnement particulièrement favorable au développement des champignons. Une astuce simple consiste à placer quelques boîtes de conserve vides dans le jardin afin de mesurer la quantité d'eau reçue par la pelouse au cours de la semaine, puis de compléter uniquement si besoin. La plupart des variétés de gazon nécessitent environ 2,5 cm d'eau par semaine pour bien se développer.
Les dégâts hivernaux
Souvent, les dégâts hivernaux résultent d'une pousse tardive en fin de saison de croissance. Celle-ci est généralement provoquée par des fertilisations trop tardives : lorsque l'azote est appliqué sur la pelouse en fin d'automne, il stimule la croissance de jeunes pousses fragiles. Ces dernières, sensibles au gel, dépérissent avec les premières températures négatives, laissant des zones mortes dans la pelouse. Au printemps, le jardinier doit alors replanter ces espaces pour empêcher l'installation des mauvaises herbes. Selon l'Extension de l'Université d'État de Pennsylvanie, la solution consiste à fertiliser au moment où le gazon cesse de pousser tout en restant vert.
Les ravageurs
Des insectes comme les vers militaires, les punaises des chaumes, les vers blancs ou les mites de pelouse s'attaquent au gazon en rongeant les brins et les racines. Résultat : une herbe clairsemée ou des plaques dégarnies dans le jardin. Les vers blancs peuvent même détruire les racines à tel point qu'il devient possible de soulever le gazon comme un simple tapis. Des infestations répétées d'une année sur l'autre imposent alors un réensemencement régulier. D'après l'Université de Californie, maintenir un gazon en bonne santé constitue la meilleure protection contre les ravageurs. Veillez donc à respecter une hauteur de tonte adaptée à votre type de gazon : une herbe coupée trop courte développe en effet des racines fragiles. Conservez les graminées de saison froide entre 4 et 6,5 cm de hauteur, et les graminées de saison chaude entre 2 et 2,5 cm.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/growing-grass/1007043191.html
