Presque tout le monde adore s'enfoncer dans un lit équipé d'un nouveau surmatelas en mousse, tout doux et confortable. Pourtant, certains de ces produits présentent de réels risques pour la santé. Contrairement aux matelas fabriqués il y a quarante ou cinquante ans, composés exclusivement de fibres naturelles, les surmatelas modernes sont élaborés à partir de produits dérivés du pétrole. Ces composés chimiques peuvent s'évaporer lentement dans l'air ambiant et exposer la personne qui dort à des substances potentiellement dangereuses.
Dangers chimiques possibles
Environ un tiers de notre vie se passe à dormir. En position allongée, le visage et le nez se trouvent directement au contact de la surface du matelas. Cette proximité constante pousse le dormeur à inhaler les composés volatils libérés par la mousse.
La plupart des surmatelas contiennent du polystyrène expansé, une mousse issue du styrène, substance susceptible de provoquer des troubles de santé graves chez les personnes exposées. Ces effets peuvent être aussi bien aigus que chroniques.
Le styrène : une substance sous surveillance
L'exposition au styrène peut entraîner de la fatigue, des troubles neurologiques, des anomalies des cellules sanguines, des perturbations du cycle menstruel ainsi que des anomalies chromosomiques et lymphatiques. Certaines personnes se réveillent épuisées malgré une nuit complète de sommeil, tandis que d'autres souffrent d'épisodes d'insomnie.
Le styrène irrite également le nez, les yeux et le tube digestif, et peut favoriser l'apparition de maux de tête et de symptômes dépressifs. Surtout, il est soupçonné d'être cancérogène. Si, en 2011, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) étudiait encore cette substance afin de déterminer sa classification officielle, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) l'a depuis classée comme « probablement cancérogène pour l'homme ».
Arsenic et composés phosphorés
Les surmatelas importés de l'étranger peuvent présenter un risque accru, car les substances employées lors de leur fabrication restent souvent inconnues. Certains modèles en mousse à mémoire de forme contiennent de l'arsenic et des composés phosphorés. L'Éco-Institut, laboratoire allemand spécialisé, a détecté des concentrations élevées de ces deux éléments dans des surmatelas testés, comme l'a rapporté U.S. News Health. Or, l'arsenic et le phosphore dégagent des gaz que le dormeur inhale facilement toute la nuit.
Retardateurs de flamme bromés (PBDE)
Les retardateurs de flamme bromés (PBDE) incorporés dans certains surmatelas s'accumulent progressivement dans l'organisme, notamment dans les os. Selon U.S. News Health, ces substances peuvent persister dans le lait maternel après exposition. L'EPA précise que les PBDE semblent provoquer une toxicité hépatique, thyroïdienne et neurodéveloppementale, particulièrement préoccupante chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Comment limiter les risques ?
Pour dormir sur un matelas plus sain, quelques réflexes simples s'imposent :
- Aérez le surmatelas plusieurs jours dans une pièce ventilée avant utilisation, jusqu'à disparition complète de l'odeur chimique.
- Privilégiez les produits certifiés, tels que CertiPUR ou Oeko-Tex, garantis sans substances nocives.
- Optez si possible pour des matériaux naturels : latex naturel, coton biologique, laine ou fibres végétales.
- Vérifiez l'origine et la composition du produit avant l'achat, notamment pour les modèles importés.
En étant vigilant dès l'achat, vous pouvez profiter du confort d'un surmatelas en mousse tout en préservant votre santé et celle de vos proches.
Source : https://jardin.98905.com/furniture/beds/1007129819.html
