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Les types de béton pour des ancrages solides et durables

Si vous souhaitez que vos chevilles à béton offrent une prise vraiment fiable, plusieurs facteurs doivent être pris en compte : la composition du béton dans lequel vous percez, le type de cheville choisi, la nature de la charge qu'elle devra supporter et l'emplacement exact de chaque point d'ancrage.

Comprendre les charges et les chevilles

Une cheville fixée dans le béton doit résister aux forces exercées par la charge qu'elle supporte. On distingue deux types principaux d'efforts :

  • L'effort de cisaillement : la force s'applique parallèlement à la surface du béton. Un objet fixé à un mur tend à glisser vers le bas et exerce ainsi une contrainte de cisaillement sur sa fixation.
  • L'effort de traction : la force s'applique perpendiculairement à la surface. Un objet suspendu au plafond tend à arracher sa cheville hors du béton.

Dans la plupart des situations réelles, ces deux forces se combinent, et chaque type de cheville y répond différemment. Certaines se dilatent pour épouser les parois du trou percé, d'autres reposent uniquement sur la friction, tandis que certaines utilisent un moyen mécanique comme un filetage pour mordre dans le matériau. Le choix optimal dépend donc à la fois de la charge à supporter et des caractéristiques du béton concerné.

Le béton coulé

Le béton coulé plein constitue une base stable pour les ancrages, à condition de prendre en compte sa composition. Un béton dense, fabriqué avec des granulats fins, offre la meilleure résistance, alors qu'un béton ancien devenu friable ou détérioré risque de ne pas retenir fermement la cheville.

Le positionnement joue également un rôle déterminant : une cheville placée trop près du bord d'une dalle ou d'un mur peut provoquer l'éclatement du béton et la défaillance de l'ancrage. Par ailleurs, la présence de barres d'armature à l'intérieur du béton peut limiter les zones de perçage possibles — l'utilisation d'un détecteur de métaux avant de percer est vivement recommandée.

Les blocs de béton (parpaings)

Les blocs de béton courants comportent des alvéoles internes, et c'est précisément dans ces zones creuses qu'il faut éviter d'installer une cheville. Les trous percés dans ces sections ont tendance à s'ébrécher et à s'agrandir, ce qui procure une prise incertaine à la fixation. De plus, les parois relativement minces des alvéoles ne possèdent pas la solidité du béton plein : le risque de rupture est réel.

L'ancrage dans les parties pleines du bloc reste en revanche tout à fait acceptable. Attention toutefois aux blocs réalisés avec des granulats grossiers — communément appelés parpaings de cendre ou agglos — qui sont nettement moins stables qu'un béton haute densité.

Le mortier

Fixer une cheville dans le mortier situé entre des blocs de béton, des briques ou des pierres est tout à fait possible. La composition du mortier varie cependant sensiblement : les mortiers durs conviennent mieux aux chevilles à faible impact, qui n'exercent qu'une force limitée lors de la pose, tandis que les mortiers plus tendres se prêtent parfaitement aux chevilles à visser ou à manchon métallique.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walls/1007127628.html
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