Les grands escaliers donnant sur des halls d'entrée à plusieurs niveaux peuvent afficher des hauteurs libres limitées uniquement par le budget du propriétaire et l'imagination du concepteur. En revanche, les escaliers intérieurs d'une maison de 90 m² ou d'un loft urbain doivent souvent s'intégrer dans des espaces beaucoup plus restreints, avec des contraintes dimensionnelles strictes, notamment en matière de hauteur libre, imposées par les codes du bâtiment.
Escaliers droits
Les escaliers droits inclinés constituent le moyen le plus courant de relier deux étages dans les maisons individuelles, mais ils sont aussi les plus encombrants. Ils mesurent au minimum 91 cm (36 pouces) de large et peuvent atteindre 3,66 m (12 pieds) de longueur entre deux niveaux ou paliers.
Le Code international de la construction résidentielle (IRC), qui sert de fondement à toutes les réglementations de construction étatiques et municipales aux États-Unis, définit les normes applicables aux escaliers. Il impose une hauteur libre minimale de 2,03 m (6 pieds 8 pouces), mesurée depuis la ligne de pente reliant les nez de marches, ou depuis les surfaces de plancher des paliers et plateformes intégrés à l'escalier. Toutefois, les saillies issues des planchers situés sous le passage de l'escalier peuvent empiéter sur cette hauteur libre jusqu'à 12 cm (4,75 pouces).
Escaliers en colimaçon
Les escaliers en colimaçon occupent nettement moins d'espace que les modèles droits, avec parfois jusqu'à 50 % de surface économisée. Ils représentent donc une solution idéale pour les zones trop exiguës pour accueillir un escalier incliné classique.
Leur hauteur libre minimale est fixée à 1,98 m (78 pouces), mesurée depuis le dessus d'une marche jusqu'au dessous de la marche suivante ou du palier. Toutes les dimensions non spécifiées dans la section consacrée aux escaliers en colimaçon doivent se conformer aux définitions établies pour les escaliers droits.
Soupirails et accès extérieurs
Les escaliers d'accès extérieurs, communément appelés soupirails, permettent de passer d'un niveau extérieur, comme une pelouse, à un niveau inférieur aménagé, tel qu'un sous-sol. Ces constructions peuvent déroger aux spécifications de hauteur libre à condition de remplir simultanément toutes les conditions suivantes :
- elles ne doivent pas constituer l'unique voie de sortie de l'espace inférieur ;
- la hauteur maximale entre le niveau fini du sous-sol et le niveau extérieur supérieur doit être de 2,44 m (8 pieds) ou moins ;
- l'ouverture entre le niveau extérieur et l'escalier doit être protégée par au moins une porte battante.
Normes ADA
L'Americans with Disabilities Act (ADA), la loi américaine relative aux personnes handicapées, fonde elle aussi ses exigences de construction sur l'IRC, mais avec des adaptations facilitant l'accès aux escaliers pour les personnes en situation de handicap.
Ces réglementations sont obligatoires pour les espaces commerciaux tels que les hôtels ou les salles de sport, mais facultatives pour les résidences privées. Elles demeurent néanmoins des références précieuses pour les propriétaires eux-mêmes concernés ou souhaitant vendre leur bien à cette clientèle. À titre d'exemple, l'ADA exige deux mains courantes pour les escaliers, là où les codes standards n'en prescrivent qu'une seule.
En matière de hauteur libre, l'ADA reprend intégralement les valeurs du code IRC, celles-ci étant considérées comme suffisantes pour permettre aux personnes présentant des limitations de mobilité, de vision ou d'audition d'emprunter les escaliers en toute sécurité.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/interior-remodeling/1007123636.html
