Les solives en bois sont rarement fixées directement aux éléments de charpente en acier : un connecteur ou un dispositif d'ancrage est presque toujours interposé entre le bois et le métal. Bien que les exigences du code du bâtiment ainsi que les prescriptions de votre architecte ou de votre ingénieur structure fassent autorité en matière de connexions bois-acier, plusieurs solutions éprouvées répondent aux normes de la plupart des projets résidentiels. Laissez-vous guider par la nature de votre chantier et par votre niveau de compétence en construction pour choisir la liaison solive-poutre la mieux adaptée.
1. Les sabots de solive
Les sabots de solive constituent la méthode la plus répandue pour raccorder des solives en bois à des poutres en acier. Dans certains cas, les mêmes modèles de sabots utilisés pour les assemblages bois sur bois conviennent également au bois sur acier. La différence essentielle réside dans la fixation : tandis qu'on cloue les sabots sur une poutre en bois, on les soude généralement sur une poutre en acier.
Pour savoir si une fixation mécanique, telle que le vissage ou le rivetage, est acceptable pour votre projet, consultez un architecte, un ingénieur ou votre service local du bâtiment. Les codes de construction exigent en effet souvent que les soudures structurelles — comme celle reliant un sabot à une poutre en acier — soient réalisées par un soudeur certifié.
2. La lisse supérieure en bois
Semblable à la lisse basse d'un mur de fondation, une planche de bois fixée à plat sur le dessus d'une poutre en acier offre une surface de clouage pratique pour les solives ou leurs sabots. La méthode la plus courante consiste à percer des séries de trous alignés à travers la semelle supérieure de la poutre en I et la pièce de bois, puis d'y insérer des boulons qui ancrent solidement le bois à la surface métallique.
Les solives ou les sabots se fixent ensuite sur cette lisse à l'aide de clous ou de vis. Attention toutefois : percer une poutre en acier structurel peut compromettre sa résistance. Vérifiez donc auprès d'un professionnel ou de votre service du bâtiment avant d'opter pour cette solution.
3. Les équerres d'angle
Un ensemble d'équerres en L, boulonnées sur la semelle supérieure de la poutre en acier, forme une sorte de selle qui enveloppe les deux faces opposées d'une solive en bois massif. Chaque équerre comporte des trous de boulons sur ses deux ailes : l'une permet de l'ancrer à la poutre métallique, l'autre sert de surface de fixation pour la solive.
Cette technique repose presque toujours sur une paire d'équerres : la solive repose sur chant au sommet de la poutre, encadrée de part et d'autre par les deux pièces métalliques.
4. La traverse (ou sablière)
Une traverse est une planche fixée à plat contre une surface verticale, généralement un mur ou une fondation. C'est le procédé classique des terrasses attenantes et des couvertures de patio, dont les solives se raccordent aux murs par ce moyen. Les constructeurs ancrent parfois également une traverse en bois sur une poutre en acier structurel, notamment lorsque celle-ci repose sur un mur porteur et joue le rôle de rive.
La traverse court parallèlement à la poutre en acier. Une fois solidement fixée, elle constitue une surface bois idéale pour clouer les solives en oblique ou y installer des sabots de solive.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007122646.html
