Le type d'éolienne le plus répandu est l'éolienne à axe horizontal (HAWT), dont les pales en forme d'hélice sont montées sur un mât élevé et orientées face au vent. Elles tournent dans un plan horizontal, comme les aiguilles d'une horloge murale. Les éoliennes à axe vertical (VAWT) sont moins courantes : leurs pales entourent un mât central et sont soit creusées en forme de coupelles pour capter le vent, soit longues et profilées afin de générer une portance aérodynamique.
Une insensibilité à la direction du vent
Les éoliennes traditionnelles à axe horizontal doivent être orientées face au vent pour fonctionner efficacement. Le mécanisme d'orientation, appelé système de lacet (yaw), n'est pas nécessaire sur les éoliennes à axe vertical. Ces dernières affichent un rendement identique quelle que soit la direction du vent. Cela les rend particulièrement adaptées aux zones où les vents sont variables et turbulents, comme les environnements urbains ou densément bâtis. Ce fonctionnement simplifié permet également d'éliminer les tâches de maintenance délicates liées aux mécanismes d'orientation.
Un groupe convertisseur et une génératrice facilement accessibles
Sur une éolienne à axe horizontal, la boîte de vitesses et la génératrice se trouvent directement derrière le rotor, en haut du mât. Comme ces machines nécessitent des vents puissants pour produire de l'électricité, leurs tours sont très hautes, ce qui complique considérablement les interventions techniques. À l'inverse, sur une éolienne à axe vertical, ces composants peuvent être installés à la base de la structure, au niveau du sol. L'accès est ainsi beaucoup plus facile et sûr pour les techniciens chargés de l'entretien, ce qui réduit les coûts de maintenance et les temps d'arrêt.
Un fonctionnement possible à faible vitesse de vent
Les éoliennes à axe horizontal exigent des rotors volumineux et lourds pour produire de grandes quantités d'énergie ; il leur faut donc des vents soutenus pour tourner efficacement. Les zones à faible régime de vent ne conviennent tout simplement pas à cette technologie. Les éoliennes à axe vertical, elles, peuvent générer de l'électricité même par vent faible. La production reste modeste, mais elle offre un flux régulier et continu, précieux pour alimenter certains équipements ou compléter d'autres sources d'énergie renouvelable.
Moins de bruit et de nuisances sonores
Impossible de le nier : les éoliennes à axe horizontal sont bruyantes lorsqu'elles tournent à pleine vitesse. Les modèles à axe vertical ne présentent pas cet inconvénient, et leur discrétion sonore fait souvent d'eux un choix privilégié pour les installations résidentielles ou proches des habitations. Attention toutefois : si le montage n'est pas réalisé avec soin, des problèmes de vibrations peuvent apparaître, entraînant des nuisances sonores supplémentaires et une usure prématurée des composants mécaniques.
Points à prendre en compte avant l'installation
Peu d'études approfondies ont été menées sur le rendement et la production électrique des éoliennes à axe vertical, notamment en comparaison avec les modèles à axe horizontal. Ces derniers reposent sur une technologie éprouvée et mature, bénéficiant de décennies de développement industriel. Bien que de plus en plus d'éoliennes à axe vertical arrivent sur le marché, elles restent souvent moins rentables que leurs homologues horizontales. Le choix entre les deux technologies dépend donc du contexte : sites urbains exposés à des vents turbulents, contraintes de maintenance, sensibilité au bruit ou objectifs de production d'énergie.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007119396.html
