Le contreplaqué de bouleau et celui de chêne figurent parmi les types de panneaux les plus répandus sur le marché, et ils sont facilement disponibles chez la plupart des distributeurs. Pourtant, faire un choix entre les deux ne se résume pas à une simple question d'esthétique. Si vous n'êtes pas familier avec ce matériau, l'achat de contreplaqué peut vite devenir déroutant, tant les facteurs à prendre en compte sont nombreux selon les variétés proposées.
Comment le contreplaqué est-il fabriqué ?
L'âme en placage (ou veneer core) constitue la structure la plus courante du contreplaqué. Elle se compose de plusieurs couches de placage, chacune épaisse de 2 mm à 6,5 mm, collées perpendiculairement les unes aux autres, puis recouvertes d'un placage de finition sur chaque face. Cette disposition croisée apporte une stabilité accrue au panneau : plus il compte de couches, plus il sera stable. Les couches croisées empêchent également le contreplaqué de se rétracter, de se gondoler ou de gonfler, contrairement au bois massif. La résistance et la stabilité du panneau dépendent aussi de l'essence de bois utilisée pour constituer l'âme.
Les choix de placage de surface
Pour le contreplaqué de bouleau comme pour celui de chêne, plusieurs options s'offrent à vous concernant l'application du placage de face. Le placage tranché en déroulage (rotary-cut) recouvre la totalité de la feuille de contreplaqué. Le placage tranché sur flatte (flat-sliced), quant à lui, se compose de plusieurs pièces collées côte à côte sur la face du panneau, ce qui lui donne l'apparence de plusieurs planches assemblées.
Avec le placage tranché sur flatte, deux assemblages sont possibles : l'assemblage glissé (slip-matched), où les pièces sont simplement juxtaposées, ou l'assemblage en miroir (book-matched), où les pièces sont appliquées symétriquement, comme les pages gauche et droite d'un livre ouvert. Le placage déroulé reste toutefois moins coûteux que le placage tranché sur flatte.
Le choix de l'âme du panneau
Un contreplaqué à âme en placage de bouleau offre un produit plus dur et plus stable qu'un panneau doté d'une âme en sapin, en peuplier ou en d'autres essences feuillues. Il s'agit donc en quelque sorte d'un produit spécialisé, même s'il n'a rien d'inhabituel. Comme le bouleau est particulièrement dur, on l'utilise souvent dans les applications où les chants resteront apparents.
Le contreplaqué à âme en bois massif (lumber-core), généralement le plus onéreux, se compose de bandes épaisses de bois feuillu collées entre elles pour former un grand panneau. C'est souvent le meilleur choix lorsque des chants fraisés doivent rester visibles. Enfin, les âmes en MDF et en aggloméré constituent d'excellentes alternatives selon les besoins : les fines particules qui composent leur cœur offrent une surface lisse, plane et parfaitement homogène.
Quel contreplaqué choisir pour votre projet ?
Le contreplaqué de bouleau comme celui de chêne conviennent aux usages intérieurs dans toute la maison, notamment pour la fabrication de meubles et de meubles de cuisine. Lorsque vous hésitez entre les deux, gardez à l'esprit que c'est le placage extérieur — ou placage de face — que vous verrez une fois le projet terminé, sauf si les chants restent apparents. L'élément déterminant demeure toutefois l'âme du panneau : les contreplaqués à âme en placage, en bois massif ou en MDF possèdent chacun des usages et des résistances spécifiques. Identifiez d'abord les contraintes de votre projet, puis sélectionnez la combinaison placage/âme la mieux adaptée.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007027695.html
