Dans les discussions portant sur les caractéristiques des différentes essences de bois, le terme « durabilité » possède un sens bien précis : il désigne la capacité d'un bois à résister à la pourriture provoquée par les insectes et les micro-organismes. Le pin et le cèdre figurent parmi les essences de bois les plus facilement disponibles sur le marché, c'est pourquoi elles sont fréquemment envisagées pour les projets exigeant un matériau durable.
Les facteurs qui influencent la durabilité
La durabilité de toute essence de bois varie considérablement selon les conditions d'exposition et les applications. Toutes les essences se révèlent durables lorsqu'elles restent au sec, car les champignons — principaux organismes responsables de la décomposition — n'attaquent pas un bois dont le taux d'humidité demeure nettement inférieur à 25 %. Par ailleurs, l'aubier manque presque toujours de durabilité. Même chez les espèces réputées pour leur excellente résistance, seul le bois interne plus foncé, appelé duramen, présente une capacité significative à résister à la décomposition.
Le pin
La famille des pins comprend notamment le pin blanc de l'Est, le pin blanc de l'Ouest et le pin des marais. La plupart des espèces de pins sont classées comme légèrement résistantes ou non résistantes à la pourriture, ce qui signifie que, dans des conditions humides, elles peuvent présenter une détérioration importante en moins de cinq ans. Le pin blanc de l'Est, une essence courante dans le commerce, est quant à lui modérément résistant : on peut s'attendre à ce qu'il conserve un bon état pendant plus de cinq ans, mais moins de vingt ans.
Le cèdre
Le cèdre est extrêmement durable et souvent commercialisé pour des applications extérieures, mais la réalité s'avère plus nuancée. Classé comme résistant ou très résistant à la pourriture, le cèdre devrait durer plus de vingt ans même dans des conditions humides. Toutefois, cette classification ne s'applique qu'à son duramen, de plus en plus difficile à trouver : le bois de cèdre est désormais principalement coupé dans de jeunes arbres de seconde pousse contenant une forte proportion d'aubier. Il est même possible que le duramen de cèdre actuellement disponible ne soit pas aussi résistant à la décomposition qu'on pourrait l'espérer, les arbres étant récoltés à un âge plus précoce. Malgré ces réserves, le cèdre demeure généralement plus durable que le pin.
Le bois traité sous pression
Lorsque la durabilité constitue un impératif absolu, le choix le plus fiable reste souvent le bois traité sous pression. Ce procédé utilise une haute pression pour injecter en profondeur des produits chimiques conservateurs au cœur de la structure cellulaire du bois, aboutissant à un produit hautement résistant à la pourriture. Les recherches montrent que le bois traité en contact direct avec le sol conserve un bon état pendant plus de 40 ans. Grâce à des pratiques de fabrication rigoureuses, le bois traité offre une durabilité plus constante que le bois ordinaire, dont la proportion imprévisible de duramen complique l'évaluation. Son principal inconvénient réside toutefois dans la toxicité inhérente aux produits chimiques de conservation utilisés lors du traitement.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007027570.html
