Le sigle CMU désigne une « concrete masonry unit », autrement dit un bloc de béton, aussi appelé parpaing ou agglo. Les murs en blocs sont parfois utilisés en remplacement des fondations en béton coulé plein. Les blocs peuvent également servir à réaliser des semelles de fondation, des murs de soubassement, des piliers ou des colonnes. Pratiquement tout ce qui se construit en béton plein peut être réalisé avec des blocs CMU. Cependant, quelques considérations techniques particulières s'imposent.
La faiblesse des joints
Pour comparer la résistance du béton plein à celle des blocs CMU, imaginez une colonne constituée de briques de plastique emboîtables, puis comparez-la à un grand bloc plastique unique en forme de colonne, de taille identique. La colonne emboîtable est plus fragile, car elle comporte de nombreux joints. L'armature en acier permet précisément de renforcer ces points faibles. Mais l'ajout de barres d'armature fait bien plus que simplement compenser la faiblesse des joints des blocs CMU par rapport au béton coulé plein.
Les alvéoles verticales
Vus de côté ou par leurs extrémités, les blocs CMU paraissent pleins. Observés du dessus ou du dessous, en revanche, ils révèlent leur structure creuse : ils comportent souvent deux cellules vides, voire davantage. Même lorsqu'ils sont empilés en quinconce, ces blocs permettent de créer des colonnes verticales continues, du sommet jusqu'à la base de la construction. Ce sont ces puits verticaux qui accueillent le renforcement en acier de l'ensemble.
Les armatures en acier
Le fer à béton, ou armature, est l'acier utilisé pour consolider les structures en blocs CMU. Chaque barre constitue en elle-même une véritable colonne d'acier. Alors que, dans les grands coulages, les barres sont ligaturées entre elles pour former des cages d'armature, dans les alvéoles des blocs CMU, elles servent de colonnes de renforcement individuelles. La barre peut être munie d'un crochet à son extrémité supérieure afin de s'accrocher au bord de l'alvéole centrale, ce qui permet de la maintenir en suspension. Le béton est ensuite coulé dans les cavités des blocs, formant ainsi une masse homogène où béton et acier ne font plus qu'un.
Traction et cisaillement
L'armature en acier, une fois noyée dans le béton coulé dans les alvéoles, apporte plusieurs dimensions de résistance supplémentaires à l'ensemble de la structure. Si les blocs de béton offrent une bonne résistance à la compression, ils restent en revanche vulnérables face aux efforts de traction, c'est-à-dire aux forces d'étirement, ainsi qu'au cisaillement, lorsque deux forces horizontales opposées s'exercent sur le mur. Les barres d'armature, verrouillées dans le béton coulé, augmentent à la fois la résistance à la traction et celle au cisaillement, rapprochant ainsi la structure du profil de résistance d'un béton armé coulé plein.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115084.html
