La conception d'un escalier constitue l'une des étapes les plus délicates de la construction résidentielle. Un escalier mal conçu peut s'avérer inconfortable, voire dangereux au quotidien. L'angle, ou l'inclinaison, d'un escalier dépend de plusieurs facteurs interdépendants : la configuration du logement, les dimensions souhaitées des marches ainsi que les exigences des normes de construction locales.
La terminologie essentielle
La conception d'un escalier se décrit principalement à l'aide de quatre termes fondamentaux :
- La hauteur totale à franchir : la distance entre le sol fini de l'étage inférieur et celui de l'étage supérieur.
- Le recul total : la distance horizontale entre le début de l'escalier et le bord de la trémie aménagée dans le plancher supérieur.
- Le giron : la partie horizontale de chaque marche, sur laquelle on pose le pied.
- La contremarche : la partie verticale située entre deux marches successives.
Comment calculer l'angle d'un escalier ?
Les professionnels ne conçoivent généralement pas un escalier directement en fonction de son inclinaison, mais plutôt en termes de giron et de hauteur de contremarche. C'est le rapport entre ces deux dimensions qui détermine l'angle global de l'ouvrage.
Prenons un exemple concret : un escalier dont les contremarches mesurent 20 cm de haut et les girons 25 cm de profondeur. L'angle s'obtient grâce à la fonction arc tangente de ce rapport : arctan(20/25) = 38,6 degrés.
Les règles de conception à respecter
Il n'existe pas de règle universelle concernant l'inclinaison idéale d'un escalier. Il faut souvent adapter cette dernière selon d'autres contraintes de conception, comme l'espace au sol disponible ou les limitations physiques des personnes amenées à l'emprunter.
De manière générale, un angle compris entre 30 et 42 degrés offre un bon compromis entre confort et sécurité. Cela correspond à une hauteur de contremarche d'environ 17 à 20 cm et à un giron de 24 à 28 cm. En France, la célèbre formule de Blondel permet de vérifier le confort d'un escalier : 2 × hauteur de contremarche + giron doit être compris entre 60 et 64 cm.
Déterminer le nombre de marches
L'angle est le facteur qui influence le plus l'utilisabilité d'un escalier : il convient donc d'en faire la décision de conception prioritaire. Le nombre de marches doit être choisi de manière à permettre l'inclinaison la plus appropriée possible.
Pour le déterminer, divisez simplement la hauteur totale à franchir par la hauteur de contremarche souhaitée, puis ajustez légèrement cette dernière jusqu'à obtenir un nombre entier de marches. Cette méthode garantit des marches régulières et un escalier agréable à monter comme à descendre.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007027373.html
