L'architecture verte, également appelée construction durable, n'a rien de compliqué et ne nécessite ni matériaux coûteux ni technologies exotiques. Maisons, bureaux et écoles peuvent être édifiés avec des matériaux produits localement, sans recourir à des procédés high-tech. Les bâtiments consomment en effet 30 % de notre eau douce et 25 % de l'ensemble des produits du bois : il est donc essentiel d'adopter une architecture écologique afin de préserver nos ressources naturelles.
Héliostats
Les héliostats sont des dispositifs composés de miroirs qui suivent la course du soleil grâce à un logiciel de séquençage préprogrammé. Les miroirs réfléchissent la lumière solaire depuis un grand miroir de suivi circulaire installé sur le toit vers un ou plusieurs miroirs secondaires, puis la dirigent à l'intérieur du bâtiment. La lumière obtenue semble provenir d'un éclairage électrique classique. Ce n'est que récemment que les architectes ont commencé à utiliser ces miroirs comme sources de lumière et d'énergie, depuis que le coût de fabrication de l'optique spécialisée a considérablement diminué.
Toits verts
Un toit peut — et devrait — faire bien plus que simplement protéger de la pluie. Les architectes d'aujourd'hui conçoivent des toitures capables de récupérer l'eau de pluie pour arroser les jardins, de produire de l'électricité et même d'offrir un habitat aux plantes et aux animaux. La toiture solaire, aussi appelée système photovoltaïque, constitue une source d'énergie renouvelable inépuisable. Un toit solaire peut également servir à recharger des batteries utilisées les jours nuageux ou comme source d'électricité de secours.
Solaire passif
Votre maison entière peut être conçue pour exploiter l'énergie du soleil. Une habitation solaire passive n'utilise aucun dispositif mécanique, tel qu'une pompe ou un ventilateur, pour diffuser la chaleur solaire : elle est plutôt bâtie de manière à tirer parti du climat local. La taille, l'emplacement et le vitrage des fenêtres jouent un rôle majeur dans la collecte et le stockage de l'énergie solaire. Les débords de toit ainsi que le placement stratégique d'arbres ou d'autres éléments d'ombrage, comme les stores ou auvents, contribuent à prévenir toute surchauffe excessive à l'intérieur de la maison.
Maisons abritées par la terre
Les maisons enterrées ou semi-enterrées ne sont plus considérées comme radicales : on les perçoit de plus en plus comme des habitations économes en énergie, confortables et résistantes aux intempéries. Dans une maison conçue selon ce principe, les températures sont plus stables et donc plus agréables au quotidien. Comme elle est largement entourée de terre, ce type d'habitat exige moins d'entretien qu'une maison traditionnelle : ni peinture ni calfeutrage ne sont nécessaires. Attention toutefois : l'humidité peut poser problème, et les coûts de construction initiaux s'avèrent souvent plus élevés.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007032052.html
