Lorsqu'il s'agit de construire des aménagements paysagers extérieurs, plusieurs méthodes existent. Malheureusement, seules quelques-unes d'entre elles sont véritablement correctes et garantissent une durabilité de nombreuses années. Comme pour tout projet de construction, une formation adéquate ainsi que des techniques et des pratiques appropriées font toute la différence.
Terrasses et allées en pavés
Dans de nombreuses régions des États-Unis, le sable est utilisé comme base pour les terrasses, car il se compacte bien et est facile à travailler. Cependant, le sable bouge considérablement avec le sol et attire les fourmis, ce qui crée un problème de nuisibles au fil du temps. Le meilleur matériau de base pour les terrasses et les allées est la grave compactée (traffic bond), un gravier très fin qui, une fois humidifié et compacté, devient dur comme du béton et se déplace bien moins que le sable. La base doit avoir une épaisseur minimale de 10 cm pour une terrasse et de 15 cm pour une allée.
Les pavés destinés aux terrasses et aux allées mesurent généralement 6 cm d'épaisseur et varient du format 10 × 20 cm au format 30 × 30 cm. Il existe des pavés plus fins, mais ils sont de mauvaise qualité et ne sont jamais utilisés par les professionnels.
Préparation de la base
Pour préparer idéalement la base d'une terrasse, creusez la zone sur 15 cm de profondeur, versez-y la grave compactée et étalez-la uniformément. Arrosez légèrement l'ensemble au tuyau d'arrosage, puis compactez avec une plaque vibrante. Un niveau laser rotatif permet ensuite de déterminer la hauteur exacte pour garantir un bon drainage et une pente adaptée. Ce laser sert également à tendre un cordeau périmétrique indiquant le niveau supérieur des pavés.
Le réglage (screeding) consiste à rendre la base parfaitement plane afin de pouvoir poser les pavés rapidement et avec précision. Une règle droite en bois dense ou en aluminium est tirée sur la surface de la grave en s'appuyant sur des piquets guidés par les cordeaux, ce qui définit la hauteur finale de la base. Pas plus de 6 mm de grave ne doit rester meuble durant cette étape, ce qui en fait la partie la plus chronophage de la pose. Une fois terminée, la pose des pavés devient très simple.
Les différents motifs de pose
- Appareil courant (running bond) : les pavés sont alignés en ligne droite. C'est le motif le plus simple à réaliser, mais il demande une surveillance constante pour garder les lignes bien droites.
- Arête de poisson (herringbone) : les pavés forment des angles en L, un motif considéré comme plus formel et élégant.
- Tressage (basket weave) : deux blocs horizontaux sont associés à deux briques perpendiculaires, comme un sandwich.
- Motif aléatoire : des pavés de tailles différentes suivant un schéma précis mais d'apparence aléatoire. Ces pavés sont souvent vieillis artificiellement pour un aspect patiné et rustique.
Du sable de silice ou du sable polymère est appliqué entre les pavés pour éviter qu'ils ne bougent, complété par une bordure en plastique fichée dans le sol. Le sable est balayé dans les joints au balai-pousseur puis légèrement rincé au tuyau.
Le sable polymère est un mélange de ciment Portland et de sable qui durcit en séchant tout en conservant une certaine flexibilité pour absorber dilatations et contractions. Il doit être entièrement lavé de la surface avant de faire prise, sans quoi il durcirait sur les pavés.
Sécurité : tous les pavés doivent être coupés à la scie à béton. Portez impérativement une protection respiratoire, oculaire et auditive lors de la coupe, ou à proximité d'un collègue qui coupe.
Terrasses et allées en pierre naturelle
La pierre naturelle existe dans de nombreuses couleurs et nuances. Étant un matériau vivant, son épaisseur varie d'un bord à l'autre, ce qui la rend bien plus difficile à travailler que les pavés manufacturés. La clé d'une belle terrasse en pierre naturelle réside dans une base souple mais stable : le sable est donc idéal. Compactez une base de sable de 10 à 15 cm à la plaque vibrante, puis ratissez légèrement la surface pour briser la tension superficielle et faciliter les ajustements.
Lors de la pose, rapprochez les bords autant que possible, même s'il est impossible d'obtenir la perfection. Utilisez uniquement un ciseau à pierre pour tailler les arêtes : une coupe trop nette détonnerait visuellement. Assurez la stabilité de chaque pierre en tassant du sable sous ses bords avec le bout d'un maillet en caoutchouc. Testez chaque pierre en vous tenant dessus et vérifiez une pente constante pour un drainage efficace.
Avec la pierre naturelle, aucun motif n'est faux : l'essentiel est de poser les pierres le plus serré possible. Une fois la terrasse achevée, comblez les joints avec du sable polymère, humidifiez-le, et vous obtiendrez une surface solide et durable.
Allées en pas japonais
Les allées en pierre naturelle sont très simples à installer. Ameublissez le sol au motoculteur, puis posez les dalles directement dedans. Choisissez de très grandes pierres, d'au moins 90 cm de large, afin d'éviter tout risque de trébuchement. Espacez-les de 5 à 10 cm pour pouvoir semer du gazon entre les dalles et empêcher la formation de boue.
Stabilisez chaque pierre en tassant de la terre contre ses bords avec le bout d'un maillet en caoutchouc, lequel sert aussi aux ajustements fins. Comblez ensuite les interstices de terre, semez le gazon et recouvrez de paille. Arrosez au moins deux fois par jour pendant 4 à 6 semaines. Dans les zones ombragées où le gazon pousse mal, optez pour la mousse ou un paillis d'écorce.
Murs de soutènement en rochers
Ces murs sont construits avec de gros rochers ronds mesurant en moyenne entre 30 et 60 cm. Les plus grosses pierres constituent la base et sont mises en place à l'aide d'une chargeuse compacte. Après la pose de la rangée de base, procédez au remblayage. Sans terrasse ni allée à soutenir, un remblai de terre compactée suffit. En revanche, si le mur supporte une surface carrossable, installez un drain perforé derrière l'ouvrage et prévoyez un remblai en coulis (mélange de béton et de gravier) pour éviter l'érosion et supporter la charge supplémentaire. Dans tous les cas, intégrez une géogrille tous les 1,20 m de hauteur : elle agit comme une ancre et empêche le mur de basculer vers l'avant.
Placez chaque rangée de rochers en quinconce avec la précédente afin qu'ils s'emboîtent au maximum : cela évite glissements et chutes. La plupart de ces murs sont réalisés en granit, mais n'importe quel gros rocher rond convient.
Il existe aussi de grandes pierres plates, appelées roches affleurantes, utilisées en soutènement. Plus faciles à mettre en œuvre, elles ne nécessitent ni géogrille ni coulis. Très lourdes, elles sont installées à la pelle hydraulique ou à la grande chargeuse, puis remblayées avec de la terre ou du concassé lorsqu'une allée ou une terrasse les surmonte.
Murs de soutènement en blocs préfabriqués
Les blocs de soutènement préfabriqués comptent parmi les matériaux les plus faciles à travailler grâce à leur parfaite régularité. La méthode optimale consiste à poser une base de 15 cm de grave compactée, nivelée au cordeau. La première rangée doit être enterrée sous le niveau du sol pour ancrer le mur et l'empêcher de glisser.
Les blocs s'emboîtent et forment des cavités dans lesquelles on verse du gravier propre pour renforcer l'ouvrage. La zone située sur 60 cm derrière les blocs doit également être remplie de gravier propre et compactée. Tout mur dépassant 90 cm de hauteur exige une géogrille pour empêcher le sommet de basculer.
Séparez le sol du remblai de pierre par un géotextile filtrant : l'eau passe, mais terre et gravier restent distincts. Des chaperons peuvent être découpés puis collés en tête de mur avec un adhésif type PL400, habituellement réservé aux planchers. Fabriqués en béton moulé, ces blocs se coupent à la scie à béton. Ils mesurent généralement 15 ou 20 cm de hauteur et pèsent entre 16 et 25 kg l'unité.
Escaliers sur pente
Les escaliers de colline sont fréquents sur les propriétés lacustres disposant d'un accès limité au rivage. Avant toute installation, déterminez l'emplacement du palier inférieur, puis commencez l'excavation de la première marche.
Les marches sont de grands blocs de pierre naturelle de 15 à 20 cm de hauteur, pesant chacun environ 135 à 180 kg. Chaque marche repose sur une base de 15 cm de gravier concassé compacté à la dame manuelle. Inclinez légèrement chaque marche vers l'avant pour l'évacuation de l'eau, tout en la maintenant de niveau transversalement.
Mettez la pierre en place à la pelle hydraulique ou à la mini-pelle, positionnez-la manuellement, remblayez derrière, compactez le gravier, puis passez à la marche suivante jusqu'à l'achèvement de l'escalier.
Chaque marche doit offrir un giron minimal de 27 cm (23 cm pour un côté de marche tournante). Comme l'escalier est creusé à flanc de pente, un petit mur de soutènement est généralement nécessaire pour retenir la terre. Remblayez-le avec du gravier propre et séparez sol et gravier par un géotextile filtrant.
Foyers extérieurs
Un foyer intégré au paysage doit, conformément aux normes, se situer à au moins 7,50 m de la maison ou de tout matériau combustible. Il ne peut être placé sous des lignes électriques, et tout arbre doit se trouver à 4,50 m minimum. Le foyer lui-même mesure entre 90 et 120 cm de diamètre, avec un fond tapissé de pierres ou de rochers. Les parois peuvent être réalisées dans n'importe quel matériau incombustible.
La grille de foyer doit être posée à 15 cm maximum du fond et être fabriquée en métal, en pierre ou tout autre matériau non combustible.
Murs de soutènement en gabions
Les murs en gabions sont constitués de grandes cages métalliques remplies de pierres de plus de 7,5 cm de diamètre, empilées pour retenir la terre.
Préparez la zone en excavant sur 60 cm de profondeur et au moins 60 cm vers l'arrière. Posez un géotextile filtrant au fond, puis déposez 30 cm de gravier propre, nivelé et compacté. Installez les cages sur ce lit de gravier et remplissez-les de grosses pierres décoratives, qui apportent le poids nécessaire et confèrent à l'ouvrage un style moderne à la fois rustique. Une fois remplies, les cages sont remblayées au gravier propre, puis la rangée suivante est empilée et remplie à son tour.
Ce type de mur reste peu répandu, mais s'avère très efficace et facile d'entretien : le drainage n'est jamais un problème, ce qui élimine la pression hydrostatique grâce au poids massif des gabions (225 à 900 kg par cage remplie). Ces murs se construisent essentiellement à la chargeuse compacte, le travail manuel étant limité à la préparation initiale.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-patios/1007018619.html
