Les clôtures en bois sont exposées aussi bien au froid qu'à la chaleur, subissent régulièrement l'humidité et restent souvent en contact avec le sol. Ces conditions favorisent la pourriture et les attaques d'insectes dans la plupart des essences, ce qui les rend impropres à cet usage. Le bois idéal pour une clôture doit être léger, facile à se procurer et à travailler, tout en résistant à ces conditions difficiles pendant de nombreuses années. Le sapin et le cèdre sont tous deux des matériaux abordables et facilement disponibles pour construire une clôture, mais leurs propriétés diffèrent considérablement.
Apparence
Le thuya occidental (Thuja occidentalis), ou cèdre blanc de l'Est, est un bois pâle allant du blanc au brun paille, souvent parsemé de nombreux nœuds. Les cèdres rouges de l'Est et de l'Ouest présentent un aubier clair nettement distinct du duramen, dont la couleur varie du rouge terne au brun rougeâtre. Les différentes espèces de sapin offrent quant à elles un bois blanchâtre à brun clair, dont l'aubier et le duramen se fondent indistinctement l'un dans l'autre. Ces deux types de bois possèdent un fil droit et régulier. Les cèdres rouges sont souvent privilégiés pour les clôtures en raison de leur couleur attrayante, qui prend avec le temps une teinte gris argenté élégante.
Durabilité
Le cèdre comme le sapin sont des résineux, dont la dureté mesurée sur l'échelle Janka varie entre 320 et 490 livres-force. En moyenne, le cèdre est légèrement plus tendre. Cependant, il surpasse nettement le sapin en matière de résistance à la pourriture et à l'humidité. Même en contact direct avec un sol détrempé, les espèces de cèdre mettent très longtemps à pourrir. Le bois séché des deux essences reste toutefois vulnérable aux attaques d'insectes. Le sapin peut être utilisé pour une clôture après traitement avec des produits de préservation chimiques, mais son duramen tend à résister à l'imprégnation, ce qui complique le traitement en profondeur.
Résistance mécanique
Le sapin possède une résistance à la flexion moyenne et supporte mal les forces de compression. Sa surface tendre le rend également sensible aux chocs et aux marques. La résistance à la flexion des cèdres varie selon les espèces, mais elle est en moyenne inférieure à celle du sapin. La plupart des cèdres résistent également mal à la compression, à l'exception notable du cèdre rouge de l'Est, qui y fait face assez bien et s'avère plus robuste que le sapin. Une clôture en cèdre soumise à des charges importantes peut donc présenter des fentes et des fissures.
Façonnage et mise en œuvre
Le sapin et le cèdre se coupent et se façonnent aisément en poteaux, planches et autres éléments de clôture. Ils se percent bien, acceptant les trous sans se fendre ni se fissurer. Toutefois, le cèdre blanc de l'Est retient mal les clous et les vis, surtout par rapport aux espèces de sapin. Réservez ce bois aux clôtures à rails fendus et aux modèles où les fixations jouent un rôle secondaire. Pour une clôture en cèdre assemblée avec des clous, privilégiez plutôt le cèdre rouge de l'Ouest ou le sapin.
Quel bois retenir ?
Si la durabilité et l'esthétique priment, le cèdre — notamment le cèdre rouge — constitue le meilleur choix grâce à sa résistance naturelle à l'humidité et à sa couleur qui vieillit harmonieusement. Le sapin, plus économique, reste une option tout à fait valable à condition d'être traité avec un conservateur, en particulier pour les parties en contact avec le sol. Le choix dépendra donc de votre budget, du style de clôture souhaité et des conditions climatiques locales.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089855.html
