Une terrasse, comme toute construction, doit reposer sur une fondation implantée sur une surface stable. Contrairement à une maison, elle supporte une charge verticale relativement faible : c'est pourquoi elle est soutenue par des poteaux. Ces poteaux, comme tout système de fondation, prennent appui sur des semelles posées sur le sol ou ancrées dans celui-ci, sous la terrasse.
La dimension et le type de semelle dont vous aurez besoin dépendent de trois facteurs principaux : la superficie de la terrasse, la nature du sol de votre région et les codes du bâtiment en vigueur localement.
Les bases des semelles de fondation
Les semelles remplissent plusieurs fonctions essentielles : elles supportent le poids de la structure, évitent le tassement et les mouvements du sol, et surélèvent la terrasse afin de la protéger contre l'humidité et la pourriture du bois.
C'est l'état du sol qui détermine le type et la taille de la semelle requise. Par exemple, la profondeur à laquelle le sol gèle en hiver, appelée « ligne de gel », influence directement la profondeur d'enfouissement nécessaire. En règle générale, la semelle doit descendre au moins 15 cm sous cette ligne de gel.
Dans les climats froids, où la ligne de gel peut atteindre 1,20 m voire davantage, la semelle devra parfois être enterrée jusqu'à près de 2 mètres de profondeur. Un sol compact, peu sablonneux et sans gros rochers, nécessite quant à lui des semelles épaisses de 15 à 20 cm et larges de 30 à 40 cm environ.
Les différents types de semelles
Semelles en béton coulé
Dans les régions où la ligne de gel est peu profonde, une simple fouille suffit : un trou d'environ 30 cm de diamètre et 20 cm de profondeur, recouvert d'une couche de gravier drainant, accueillera le béton coulé sur place.
Tubes préfabriqués
Dans les climats plus froids, où la ligne de gel est profonde, il est préférable d'utiliser des tubes à coffrage préfabriqués. Ceux-ci peuvent descendre jusqu'à 3,5 m de profondeur pour un diamètre d'environ 20 cm, garantissant une assise stable sous la ligne de gel.
Pieux préfabriqués
Pour les petites terrasses légères, soumises à une charge verticale réduite et installées sur un sol stable, des plots préfabriqués peuvent suffire. Ils sont généralement coniques, avec une base d'environ 15 cm et une partie supérieure crantée d'une dizaine de centimètres qui reçoit le poteau de la terrasse.
Semelles et poteaux combinés
Les grandes terrasses, ou celles implantées sur des sols moins stables, peuvent être soutenues par un ensemble associant un pieu et une semelle. Une solution courante consiste à fixer un pieu cylindrique sur une semelle circulaire à l'aide d'armatures en acier (fer à béton).
En respectant les dimensions minimales recommandées, la semelle mesurera de 30 à 40 cm de diamètre pour une épaisseur de 15 à 20 cm. Ce type de fondation offre un support très solide aux poteaux et résiste efficacement au tassement comme aux mouvements du terrain.
Vérifiez la réglementation locale
Quel que soit le type de terrasse envisagé, un permis de construire est généralement obligatoire. C'est l'occasion idéale de contacter votre service local de contrôle des constructions afin de connaître les types de semelles autorisés dans votre secteur.
Ces professionnels pourront également vous indiquer les dimensions minimales exigées par les codes du bâtiment pour votre projet, ce qui vous évitera des erreurs coûteuses et garantira la conformité — ainsi que la longévité — de votre terrasse.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/decks-patios/1007088943.html
