Les terrasses en bois composite et en PVC représentent des innovations récentes dans le domaine de l'aménagement extérieur. Fabriquées principalement à partir de matières plastiques, elles offrent une alternative durable au bois traditionnel. La différence majeure entre ces deux matériaux réside dans le cœur en fibres de bois du composite, mais aussi dans leurs performances et leurs exigences d'entretien respectives. Si la comparaison semble simple au premier abord, la qualité varie considérablement d'un fabricant à l'autre.
Les matériaux : composite et PVC
L'ingrédient de base des terrasses en composite bois-plastique (WPC) et en PVC est le plastique. Le PVC est fabriqué à partir de chlorure de polyvinyle vierge, un sous-produit du raffinage du pétrole et du gaz naturel. Le composite bois-plastique, quant à lui, utilise du polyéthylène issu de produits plastiques recyclés.
Les additifs jouent un rôle essentiel dans la qualité des deux types de terrasses : ils facilitent le processus de fabrication et améliorent l'aptitude du matériau à la construction. Ils constituent souvent la partie la plus coûteuse de la production.
La farine de bois
Un composant significatif du matériau composite est le bois broyé, communément appelé farine de bois. Plusieurs sources fournissent cette matière première : usines de parquet, fabricants de meubles et ateliers d'ébénisterie. Les différences entre les essences de bois et les pratiques de récolte rendent difficile l'obtention d'une qualité constante dans la production de lames composites.
La farine de bois présente également un inconvénient majeur : elle favorise le développement de moisissures. C'est pourquoi de nombreux fabricants enveloppent désormais leurs lames dans une couche protectrice appelée « capstock », une substance plastique qui protège le cœur en fibres de bois contre l'humidité et les agressions extérieures.
Esthétique
Les lames composites sont généralement imprimées d'un faux grain de bois et proposées dans une gamme de couleurs aux intensités agréables. Le PVC conserve, lui, son aspect plastique dans une palette limitée de couleurs neutres. Les lames sont souvent gaufrées pour offrir du relief, ce qui améliore à la fois l'adhérence et l'apparence.
Côté tenue des couleurs, le composite se décolore avec le temps, à des degrés variables selon le fabricant : en général, après trois ans, la teinte d'origine a nettement changé. Le PVC conserve quant à lui sa couleur, souvent garantie à vie.
Performance et entretien
Ni le composite ni le PVC ne présentent une grande résistance structurelle : les deux matériaux ont tendance à fléchir sans un support solide et rapproché des lambourdes.
- Le composite : sa surface se raye facilement, et les lames peuvent se déformer ou s'écailler avec le temps. Une fois le revêtement de surface dégradé, un traitement protecteur régulier devient nécessaire.
- Le PVC : il ne se déforme pas et ne s'écaille pas, mais il reste vulnérable aux impacts de cailloux, de grêle ou de projectiles projetés par une tondeuse. Son entretien se limite à un lavage périodique.
Point commun non négligeable : les deux types de terrasses retiennent fortement la chaleur, ce qui peut rendre leur surface inconfortable, voire brûlante, par temps chaud et ensoleillé.
Quel matériau choisir ?
Si vous privilégiez la durabilité des couleurs et un entretien minimal, le PVC constitue un excellent choix, malgré son aspect moins naturel. Si vous recherchez l'esthétique du bois et un budget plus accessible, le composite capstock offre un bon compromis, à condition de choisir un fabricant reconnu et de prévoir un entretien régulier.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/decks-patios/1007017829.html
