Un surmatelas en plumes, aussi appelé « feather bed », est composé de deux grandes pièces de tissu assemblées sur les bords et garnies de plumes et de duvet. Cette enveloppe en forme de sac, nommée « ticking », doit être tissée très serré afin d'empêcher les plumes de traverser le tissu. À ne pas confondre avec la couette : le surmatelas se place sous le dormeur, tandis que la couette le recouvre.
L'histoire des lits en plumes
Les lits en plumes remontent au Moyen Âge, époque où seuls les nobles fortunés pouvaient s'offrir le tissu ainsi que l'élevage d'oies et de canards nécessaire à la production de plumes et de duvet. Au XIXe siècle, ces surmatelas sont devenus plus répandus, mais ils demeuraient des objets précieux au sein du foyer : une famille pouvait en effet devoir mettre de côté ses plumes pendant plusieurs années avant de réunir suffisamment de matière pour confectionner un seul lit en plumes.
Les défauts des modèles traditionnels
L'un des principaux inconvénients des premiers lits en plumes tenait à la tendance naturelle des plumes à se tasser pendant la nuit et à former des amas dans les angles de l'enveloppe. Les maîtresses de maison et les servantes devaient donc aérer et battre quotidiennement le surmatelas pour lui redonner son gonflant. En revanche, lorsque l'intérieur est divisé en compartiments, les plumes restent réparties de manière beaucoup plus homogène. Deux techniques permettent d'obtenir ce résultat : la couture traversante (« sewn-through »), qui assemble directement les deux couches de tissu, ou l'utilisation de cloisons internes appelées « baffle boxes ».
Qu'est-ce que le système Baffle Box ?
Les véritables compartiments Baffle Box dépassent la simple grille de carrés cousus : ils intègrent des bandes de tissu supplémentaires qui créent de véritables cases entre les deux couches de l'enveloppe. Le fabricant coud des bandes de tissu, généralement larges d'environ cinq centimètres, à la fois sur le dessus et sur le dessous de l'enveloppe, selon un motif de carrés de 25 à 30 centimètres de côté. Ces parois maintiennent les plumes bien en place et, en écartant les deux faces de l'enveloppe, offrent l'espace nécessaire pour que le garnissage reste moelleux et volumineux. Seul inconvénient : ce processus de fabrication exigeant — coutures multiples et remplissage individuel de chaque case — augmente sensiblement le prix du surmatelas.
Le duvet d'oie : un garnissage d'exception
Le duvet d'oie, cette couche duveteuse située sous les plumes de l'oiseau, est hautement prisé pour sa douceur et son pouvoir isolant. Ses amas emprisonnent la chaleur grâce aux innombrables poches d'air qu'ils contiennent, lesquelles retiennent la chaleur dégagée par votre corps. Plus les amas sont grands, plus le gonflant — c'est-à-dire le moelleux — du surmatelas est important. Ce gonflant s'exprime souvent par le « fill power » (pouvoir gonflant), qui correspond au volume en pouces cubes occupé par une once (28 g) de duvet. Comme le duvet pur se comprime facilement, les surmatelas mêlant duvet et plumes offrent davantage de volume et conservent mieux leur gonflant dans le temps.
Source : https://jardin.98905.com/housekeeping/homemaking/1007085955.html
