Une gazonnière cultive différentes variétés de gazon destinées à la vente aux particuliers comme aux professionnels, partout dans le pays. Selon leur situation géographique, les gazonnières produisent du gazon de saison froide ou de saison chaude. Comme les producteurs cherchent à obtenir rapidement un produit sain et commercialisable, ils irriguent et fertilisent soigneusement leurs cultures. Bien que chaque type de graminée possède des besoins spécifiques en fertilisation, certaines règles générales permettent de garantir un gazon dense, résistant et viable.
Analyse du sol : la base de toute fertilisation
Le choix des engrais et la méthode de fertilisation dépendent avant tout de la composition du sol. Les exploitants de gazonnières analysent régulièrement leur terre afin d'identifier les nutriments présents et ceux qui font défaut. À partir de ces résultats, le producteur peut ajuster le type d'engrais pour compenser les éléments manquants et éviter d'apporter ceux déjà présents naturellement. L'analyse du sol permet également de déterminer la fréquence de fertilisation la mieux adaptée au type de gazon cultivé.
Fertilisation azotée à libération lente
Le gazon a besoin d'engrais, particulièrement lorsque le sol est pauvre en azote. Les gazonnières utilisent soit un engrais azoté classique, dont les effets sont rapides mais de courte durée, soit un engrais azoté à libération lente. Ce dernier porte parfois d'autres mentions sur l'étiquette : « à libération contrôlée », « enrobé de polymère » ou « enrobé de soufre ». L'azote à libération lente est absorbé progressivement par le gazon sur une période prolongée. Les producteurs doivent ainsi trouver un juste équilibre entre une croissance rapide du feuillage et le développement racinaire, qui peut être freiné par un excès d'azote.
Fertilisation phosphatée
Le phosphore est indispensable au gazon : il assure le transfert d'énergie au sein de la plante et favorise l'installation d'un système racinaire solide. Certaines variétés, comme l'herbe de Bahia, peuvent présenter des symptômes de carence en phosphore au début du printemps, lorsque la lumière est faible ou que les températures restent fraîches et que le feuillage pousse plus vite que les racines. Une fertilisation phosphatée régulière, associée à de bonnes conditions de culture, prévient efficacement ces problèmes.
Fertilisation potassique
Comme le phosphore, le potassium stimule la croissance des racines. Il joue également un rôle essentiel dans la résistance aux maladies et la tolérance au froid. Cet élément nutritif est déterminant pour former le réseau dense de racines et de terre qui constitue la plaque de gazon, indispensable lors de la récolte et de la transplantation vers un nouvel espace vert. Des niveaux légèrement élevés de potassium dans le sol ne semblent pas nuire à la production. Le moment de l'apport de potassium et de phosphore varie toutefois selon les régions de culture. Au Tennessee, par exemple, ces engrais sont appliqués avant la plantation, puis à nouveau pour soutenir le développement des jeunes plants.
Une approche équilibrée pour un gazon de qualité
En combinant une analyse de sol rigoureuse et une fertilisation équilibrée en azote, phosphore et potassium (NPK), les producteurs de gazon peuvent obtenir un gazon dense, résistant aux maladies et facile à transplanter. C'est cette maîtrise technique qui garantit la qualité commerciale de leurs plaques de gazon et la satisfaction de leurs clients.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-planting/1007046906.html
