De nombreux propriétaires arrosent leur pelouse bien plus souvent que nécessaire, ce qui fait plus de mal que de bien. Un arrosage excessif non seulement épuise les réserves d'eau, mais favorise également le développement de racines superficielles et l'apparition de champignons. Même en pleine chaleur de juillet, la plupart des pelouses n'ont besoin que de 2,5 à 4 cm d'eau par semaine.
Utilisez un pluviomètre pour surveiller les précipitations et n'actionnez vos arroseurs que si Dame Nature n'a pas offert une pluie suffisante. Et même si votre gazon paraît resplendissant au printemps, ne vous attendez pas à retrouver cette luxuriance en été : tous les gazons perdent naturellement de leur densité lorsque les températures grimpent.
Tenir compte du type de gazon
Les graminées de saison froide, comme le ray-grass, le pâturin des prés et la fétuque, sont plus gourmandes en eau que leurs cousines de saison chaude. Les jardins des régions septentrionales abritent généralement ce type de pelouse. Pour rester bien verte tout l'été, le ray-grass exige environ 4 cm d'eau par semaine. Le pâturin du Kentucky se contente de 3 cm hebdomadaires, tandis que la fétuque n'a besoin que de 2 cm.
Dans les régions méridionales, ce sont les graminées de saison chaude qui prospèrent pendant les périodes de forte chaleur : zoysia, buffalo, bermuda et Saint-Augustin. Maintenez le zoysia et le bermuda bien verts avec seulement 1,3 cm d'eau par semaine en juin, juillet et août. Le gazon buffalo demande à peine 0,8 cm de précipitations hebdomadaires l'été, alors que les pelouses bien établies de Saint-Augustin ont besoin d'environ 2,5 cm.
Adapter l'arrosage au type de sol
La plupart des pelouses s'épanouissent avec un arrosage profond mais espacé : deux arrosages maximum par semaine suffisent donc en période de sécheresse. Si votre sol est sablonneux, en revanche, un arrosage plus fréquent s'impose, car l'eau traverse le sable très rapidement. Il faudra alors prévoir trois apports par semaine.
Prenons un exemple concret : un ray-grass planté sur un sol argileux doit recevoir 4 cm d'eau par semaine, soit 2 cm répartis sur deux jours différents. Sur un sol sableux, la même pelouse recevra 1,3 cm d'eau trois fois par semaine pour obtenir le même résultat.
Mesurer le débit de vos arroseurs
En l'absence de pluie, arrosez votre gazon grâce à un système d'irrigation enterré ou de surface. Pour connaître le débit réel de vos arroseurs, placez simplement une boîte de conserve vide sur la pelouse et lancez l'arrosage. Après 30 minutes, mesurez la hauteur d'eau recueillie.
Si elle atteint 1,3 cm dans le récipient, vous saurez qu'une heure d'arrosage fournit environ 2,5 cm d'eau. Cette formule simple vous servira de guide pour déterminer combien de temps faire fonctionner chaque zone afin d'apporter exactement la bonne quantité.
Choisir le meilleur moment pour arroser
Si votre commune n'impose pas d'horaires d'arrosage spécifiques, irriguez votre pelouse entre 5 h et 6 h du matin, avant le lever du soleil. L'eau s'évapore en effet très rapidement lors des après-midis chauds, ce qui rend cet arrosage inefficace. À l'inverse, arroser les graminées de saison froide au milieu de la nuit laisse l'humidité stagner trop longtemps sur le feuillage, favorisant le développement du mildiou et des champignons.
Cas particuliers : les zones ombragées
Si des arbres procurent une ombre importante à votre pelouse, celle-ci nécessitera moins d'eau que les recommandations générales indiquées ci-dessus. N'arrosez les zones ombragées que lorsque les empreintes de pas et les traces laissées dans l'herbe ne se redressent plus au bout de trois ou quatre heures : c'est le signe que le gazon manque réellement d'eau.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007043814.html
