Pour habiller ou protéger l'extérieur d'une maison, plusieurs options s'offrent aux propriétaires. Les peintures au latex, le stuc et le bardage en vinyle figurent parmi les matériaux les plus répandus. Le revêtement liquide, initialement mis au point comme enduit imperméabilisant pour les phares, se présente comme une alternative à ces solutions classiques. Mais malgré ses nombreux avantages vantés par la publicité, une comparaison avec les matériaux traditionnels révèle certaines réalités plus douteuses.
Les avantages annoncés
Les fabricants de revêtement liquide et les professionnels de la pose dressent de longues listes détaillant les bénéfices supposés du matériau. Ces entreprises affirment que leur produit offre un revêtement extérieur imperméable et résistant aux moisissures, capable de se dilater considérablement avant de se fissurer.
Ce matériau promettrait également de réduire les factures d'énergie, de nécessiter très peu d'entretien et de durer extrêmement longtemps : au moins 25 ans avant de montrer des signes d'usure. Il résisterait en outre à l'accumulation de saleté, serait disponible dans des centaines de couleurs et pourrait être appliqué sur presque toutes les surfaces.
Les allégations des fabricants
Selon les fabricants, le revêtement liquide s'applique aussi facilement qu'une peinture classique, mais dure nettement plus longtemps, sans que sa couleur ne s'estompe jamais. Bien que moins dur que le stuc ou le bardage en vinyle, il exigerait moins d'entretien, offrirait une meilleure protection contre les intempéries et ne se briserait pas lorsque la maison bouge, se dilate ou se contracte — un problème courant avec le stuc.
À long terme, il coûterait donc bien moins cher que les autres matériaux de façade, notamment parce qu'il permettrait des économies d'énergie grâce à ses qualités isolantes réputées supérieures.
La réalité du revêtement liquide
La réalité diffère pourtant considérablement des discours commerciaux. Ask The Builder, ressource reconnue en matière de construction, publie une longue liste de témoignages et de preuves objectives sur le sujet. D'après ces informations, le revêtement liquide a tendance à s'écailler peu après son application.
Son avantage énergétique est par ailleurs fortement contesté : la Federal Trade Commission (FTC) américaine a sanctionné Kyrton Coatings, une entreprise spécialisée, pour des allégations totalement fallacieuses concernant les propriétés isolantes de ses produits. Une autre société, Liquid Siding of Lexington, a quant à elle reçu la note de « F » du Better Business Bureau, après neuf plaintes déposées par des clients mécontents du produit et de la garantie proposée.
Une comparaison objective
En réalité, les matériaux de revêtement traditionnels constituent une bien meilleure solution pour protéger durablement votre maison. Prenons l'exemple de l'imperméabilité : le revêtement liquide présente un taux de perméabilité à la vapeur d'eau extrêmement faible. Conséquence directe, l'humidité présente dans les murs, le bois, le béton et les autres matériaux de construction ne peut pas s'évacuer vers l'extérieur. Piégée, cette humidité peut provoquer des dommages importants à la charpente et favoriser le développement de moisissures.
La plupart des autres matériaux de façade, en particulier le stuc et le bardage en vinyle, offrent une perméabilité bien plus élevée et permettent aux murs de respirer correctement.
Quant à la promesse d'une longévité de 25 ans sans écaillage, elle ne se vérifie que si le produit est appliqué sur une surface parfaitement propre, sèche et jamais traitée auparavant. Appliqué sur une surface déjà peinte, le revêtement liquide commence à s'écailler très rapidement, invalidant ainsi l'un des arguments commerciaux majeurs du produit.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007116483.html
