Les codes du bâtiment locaux réglementent les fondations résidentielles et commerciales. La méthode classique consiste à couler d'abord les semelles de fondation, puis les murs de soubassement ou les murs de fondation, avant de couler enfin la dalle. Dans certaines situations, il est toutefois possible de déroger à cette norme en coulant la dalle et la semelle en une seule opération. Appelée « dalle sur terre-plein » ou « coulage monolithique », cette technique est plus rapide et moins coûteuse qu'un coulage en plusieurs étapes. Le type de sol reste néanmoins déterminant pour la réussite d'un coulage unique.
Le principe du coulage monolithique
Le terme « monolithique » signifie littéralement « en un seul coulage ». L'entrepreneur en fondation excave et coffre les semelles et la dalle comme un ensemble unique, en intégrant des armatures en acier dans les deux zones. Comme pour un coulage classique en plusieurs segments, les codes du bâtiment locaux déterminent la quantité d'acier nécessaire, la profondeur et la largeur des semelles, ainsi que l'épaisseur de la dalle en béton.
Les avantages
Un coulage unique évite la formation d'un « joint froid » entre la semelle et la dalle. Grâce à un ferraillage interne adéquat, cela supprime le point faible situé au sommet de la semelle, typique des fondations traditionnelles. La rapidité et le coût constituent les principaux atouts de cette méthode : un seul coffrage à réaliser et une seule équipe de bétonnage à engager. Une fois les coffrages retirés, vous pouvez immédiatement commencer l'élévation de la structure.
Les inconvénients
Dans les régions où le sol gèle, le coulage monolithique est déconseillé, sauf pour de petites fondations de type abri de jardin. La technique de la dalle sur terre-plein produit une section plus fine au centre de la dalle, plus susceptible de se fissurer que les bords extérieurs. Il est donc indispensable d'installer des joints de retrait — des lignes de coupe prédéterminées — aux points de forte contrainte afin de maîtriser la fissuration.
Points importants à considérer
Le type de sol est un facteur déterminant de la faisabilité d'un coulage monolithique. Le rocher et les sols sableux stables conviennent parfaitement à cette technique. En revanche, l'argile, qui gonfle et se contracte selon son taux d'humidité, peut provoquer le soulèvement, le déplacement ou la fissuration d'une dalle coulée en une seule fois. Dans ce cas, une fondation classique avec des semelles descendues sous la ligne de gel offre une sécurité accrue.
Couler une fondation en béton, quel que soit le procédé retenu, représente un chantier d'envergure. Si vous construisez dans une commune soumise à des règles d'urbanisme, un inspecteur devra examiner vos coffrages et vos matériaux d'armature avant de donner le feu vert au coulage.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115480.html
