Les paysages du haut désert doivent composer avec d'importantes variations de température, un air sec et de faibles précipitations. Ces conditions exigent des plantes parfaitement adaptées au climat. Dans bien des cas, limiter fortement les végétaux — voire s'en passer presque totalement — constitue également une approche d'aménagement judicieuse, qui met en valeur les matériaux naturels propres au haut désert.
La planification
Que vous remplaciez un aménagement existant ou que vous en créiez un entièrement nouveau, un plan vous aide à visualiser vos idées et à garder le cap. Esquissez l'espace en incluant toutes les plantes et structures déjà présentes. Dessinez les zones de paillis minéral décoratif et les couvre-sols que vous souhaitez intégrer. Si la pelouse fait partie de votre projet, utilisez-la avec parcimonie, uniquement pour relier les zones paillées aux allées pavées ou aux terrasses. Ajoutez des plantations de fondation le long des bâtiments et des plantes d'accent dans les espaces paillés. Regroupez les végétaux ayant des besoins en eau similaires et tracez les lignes d'irrigation. Enfin, déterminez si vous disposez du temps et du budget nécessaires pour réaliser l'ensemble du projet d'un coup, ou s'il est préférable de l'étaler dans le temps.
Le paillis de gravier décoratif
Le gravier se décline en une multitude de couleurs, de tailles et de textures, et il constitue la pierre angulaire de l'aménagement paysager en haut désert, puisqu'il ne nécessite aucun arrosage. Pour couvrir de grandes surfaces sans plantation, installez sous le paillis une bâche plastique résistante aux ultraviolets afin de bloquer la pousse des herbes indésirables. Pensez à disposer les zones paillées en arcs doux ou en cercles, et délimitez-les avec des briques scellées au mortier. Vous pouvez également associer deux couleurs de pierres différentes, séparées par des bordures paysagères. Veillez à maintenir le paillis sur une épaisseur d'au moins 3 pouces (environ 8 cm).
Les couvre-sols
Les couvre-sols permettent de combler les espaces vides et d'assurer une transition harmonieuse entre différents matériaux d'aménagement. Leur portée basse les rend idéaux le long des bordures de massifs floraux, des allées et des entrées. La véronique de Turquie (Veronica liwanensis) pousse rapidement et offre un feuillage brillant agrémenté de fleurs bleu pervenche. L'achillée de Grèce (Achillea ageratifolia) reste basse et dense, ornée de petites fleurs blanches à cœur jaune. Quant à la delosperme jaune rustique (Delosperma nubigenum), ses feuilles charnues prennent une teinte rouge violacé à l'automne ; sa floraison tardive prolonge la couleur saisonnière du jardin.
Les graminées
Envisagez de réduire au minimum les pelouses classiques et de privilégier les graminées indigènes. Dans de nombreuses régions du haut désert, on trouve notamment le buflé (Buchloe dactyloides) et le boutelou gracieux (Bouteloua gracilis). Des recherches menées à l'Université d'État du Colorado ont révélé que le pâturin du Kentucky peut être arrosé jusqu'à 50 % en excès. Si vous possédez déjà ce type de gazon, pensez à en réduire la surface ainsi que l'arrosage associé.
Plantes de fondation et plantes d'accent
Les genévriers dressés ou étalés (Juniperus sp.) constituent d'excellentes plantations de fondation. Pour apporter de la couleur et une texture nouvelle, essayez le fallugia paradoxal (Fallugia paradoxa) ou la zinnia du désert (Zinnia acerosa). Enfin, le pin pignon (Pinus cembroides var. edulis) et le pin ponderosa (Pinus ponderosa) sont tolérants à la sécheresse et parfaitement adaptés aux paysages du haut désert.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/overall-landscape-planning/1007095099.html
