La lumière est un élément essentiel de notre existence et, depuis des siècles, l'humanité a conçu de nombreux moyens d'obtenir de la lumière là où elle en a besoin. Deux technologies qui perdurent encore aujourd'hui sont l'ampoule à incandescence et l'ampoule fluorescente, qui tentent toutes deux de recréer une version artificielle de la lumière naturelle. Au-delà de leur simple apparence, ces deux technologies présentent de nombreuses différences qu'il convient de connaître avant de faire son choix.
Efficacité énergétique
Les lampes fluorescentes reposent sur un procédé d'électrification de vapeur de mercure qui nécessite beaucoup moins d'énergie pour produire de la lumière visible. Ainsi, une ampoule fluocompacte n'a besoin que de 13 watts pour offrir le même niveau d'éclairage qu'une ampoule à incandescence de 60 watts.
Cela s'explique en grande partie par le type d'énergie généré par l'ampoule à incandescence : le minuscule filament en tungstène qu'elle contient est parcouru par un courant électrique jusqu'à devenir incandescent. À l'image d'une bougie, une grande partie de l'énergie consommée est dissipée sous forme de chaleur, donc perdue au cours du processus de production de lumière.
Filtrage du spectre lumineux
L'énergie produite par une ampoule à incandescence ou par le soleil, à l'exception des modèles dotés d'effets spéciaux, n'est pas filtrée à sa source. Concrètement, cela signifie que l'ensemble du spectre invisible, notamment les rayons ultraviolets (UV) et infrarouges, est émis par l'ampoule.
Une ampoule fluorescente, en revanche, est recouverte d'un matériau phosphorescent qui absorbe l'énergie ultraviolette et ne diffuse que le spectre visible. Si cette caractéristique présente des avantages, elle peut aussi poser problème dans certains contextes, comme les expositions d'œuvres d'art, où une certaine proportion d'énergie UV est nécessaire pour restituer fidèlement les couleurs.
Coût
Les ampoules fluorescentes sont nettement plus onéreuses que les ampoules à incandescence. Une ampoule fluocompacte, conçue pour offrir les mêmes avantages qu'un tube fluorescent tout en s'adaptant à une douille standard à incandescence, peut coûter près de six fois plus cher.
Par ailleurs, les tubes fluorescents traditionnels nécessitent des dispositifs appelés « ballasts », dont le prix varie considérablement, mais qui s'avèrent souvent plus coûteux qu'un luminaire classique à incandescence. Il faut toutefois nuancer ce constat : la durée de vie plus longue et la faible consommation des fluorescents compensent en partie cet investissement initial sur le long terme.
Impact sur la santé
Les différents spectres lumineux ont des répercussions sur notre santé. Beaucoup affirment que les lampes fluorescentes peuvent provoquer divers maux, notamment la fatigue oculaire et les maux de tête. Ces allégations ont cependant été réfutées par des chercheurs tels que Wayne Kondro, de l'Association médicale canadienne.
En revanche, passer trop de temps à l'intérieur sans accès à la lumière naturelle du soleil peut bel et bien affecter notre bien-être. La lumière solaire — et, dans une moindre mesure, la lumière à incandescence « plein spectre » — stimule notre organisme pour synthétiser la vitamine D. Une étude menée par le Dr Gregory Plotnikoff, de la faculté de médecine de l'université du Minnesota, a révélé que les personnes souffrant de douleurs osseuses et musculaires inexpliquées présentaient une carence en vitamine D, parfois à un degré extrême. Certains experts, comme le Dr Michael Holick du centre médical de l'université de Boston, vont jusqu'à affirmer que les carences en vitamine D pourraient également être liées à un risque accru de cancer, de maladie cardiaque et de diabète.
D'autre part, une exposition excessive à la lumière naturelle peut elle aussi nuire à la santé. Les rayons UVA et UVB présents dans la lumière solaire et dans les lampes plein spectre, comme celles utilisées dans les cabines de bronzage, peuvent favoriser l'apparition d'un cancer de la peau. C'est pourquoi les chercheurs recommandent de s'exposer modérément au soleil, sans protection solaire, mais avec prudence.
Conclusion
Le choix entre lumière fluorescente, incandescente et naturelle dépend donc de plusieurs facteurs : consommation d'énergie, budget, qualité du rendu des couleurs et considérations sanitaires. La lampe fluorescente se distingue par son excellente efficacité énergétique et son spectre filtré, tandis que l'incandescence offre une lumière non filtrée plus proche du soleil, au prix d'une consommation élevée. Quant à la lumière naturelle, elle reste irremplaçable pour la synthèse de la vitamine D, à condition de s'y exposer raisonnablement.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/lighting/1007065036.html
