Le bardage en bardeaux de cèdre peut constituer la signature de certains styles architecturaux historiques, une source d'inspiration précieuse pour une construction neuve ou une rénovation. Habiller une maison de bardeaux de cèdre lui confère un caractère rustique, évoque les cottages au bord de la mer ou apporte une touche d'originalité aux éléments architecturaux, comme ceux que l'on retrouve sur les maisons de style Queen Anne. La texture et le charme du bois s'accompagnent d'atouts techniques indéniables : longévité remarquable et résistance naturelle aux insectes et à la pourriture. Le style le plus répandu reste le bardeau carré posé en rangées droites, mais il existe de nombreuses techniques et formes permettant de faire ressortir une maison du lot.
Shake ou shingle : quelle différence ?
Les « shakes » et les « shingles » sont souvent confondus, alors qu'il existe une véritable différence structurelle entre les deux. Historiquement, les shakes étaient produits en fendant un bloc de bois à l'aide d'un maillet et d'une lame en forme de L appelée « froe » (fendoir). Ce procédé donnait une surface épaisse et rugueuse. Les shingles, quant à eux, étaient sciés en usine, ce qui produisait une surface fine et lisse. Malgré cette distinction, les deux termes sont aujourd'hui fréquemment employés de manière interchangeable. De nos jours, très peu de bardeaux de bardage sont encore fendus au froe, et les shingles se vendent généralement en paquets prêts à poser.
La tradition architecturale du bardage en bardeaux de cèdre
L'utilisation des bardeaux de cèdre en bardage est apparue aux États-Unis vers 1880, principalement sur les architectures de style Queen Anne et Shingle Style. Ces deux courants, populaires jusqu'en 1900, exploitaient les bardeaux pour créer un intérêt visuel et des contrastes saisissants. Les maisons Queen Anne, très ornées, se caractérisaient par des façades asymétriques et une multitude d'éléments architecturaux. Le bardage en bardeaux y apparaissait sur les bandeaux entre les étages, les pignons et les tourelles, parfois sur l'ensemble d'un même bâtiment. Les maisons de style Shingle Style étaient soit entièrement revêtues de bardeaux de bois (toiture et murs), soit recouvertes sur la majeure partie de leur surface de rangées continues sans planches d'angle. On retrouvera plus tard les bardeaux sur les maisons de style Craftsman, construites entre 1905 et 1930.
Les techniques de pose
Les bardeaux peuvent être posés selon deux types de rangs. Le bardage à simple rang commence par l'installation en bas du mur, chaque bardeau chevauchant le précédent sur environ la moitié de sa largeur. Le bardage à double rang comporte une sous-couche de bardeaux, tandis que les bardeaux apparents sont fixés 2,5 cm (1 pouce) plus bas que le bas de la sous-couche, créant ainsi un jeu d'ombre élégant.
Motifs et agencements créatifs
Les bardeaux peuvent être disposés avec imagination sur les pignons ou sur toute la maison, dans des styles contrastés. Les formes classiques comprennent le losange, l'écaille de poisson (fishscale) à bordure festonnée et l'hexagone. Des styles moins connus méritent également l'attention : le demi-concave à festons inversés, le décalé (staggered) avec des rangs à bases irrégulières, la flèche à pointes saillantes et le ruban, composé de rangées superposées de bardeaux carrés posés 1,3 cm (1/2 pouce) plus bas que le rang supérieur, pour un double effet d'ombre. Les combinaisons de formes, comme le losange associé au bardeau carré, peuvent être visuellement spectaculaires, tout comme le fait de délimiter différentes zones de la maison avec des configurations de bardeaux variées.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007031827.html
